Stéphane Magnin (Suzuki) : « Nous visons les 25 000 ventes en 2017 »

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Entretien avec Stéphane Magnin, directeur de l’activité automobile Suzuki France, à l’occasion du salon de Genève. L’arrivée de la nouvelle Swift devrait encore favoriser la progression de la marque en 2017.

Christophe CARIGNANO, Directeur des rédactions
Christophe CARIGNANO, Directeur des rédactions

Auto Infos : Après une très bonne année 2016, quels sont les résultats de Suzuki sur les deux premiers mois de l’année 2017 ?

Stéphane Magnin : Nous réalisons un bon début d’année pour plusieurs raisons. Nous avons commercialisé 5 000 unités entre janvier et février 2017. Nous visons donc les 25 000 livraisons cette année. Le plan produit initié en 2013 est quasiment en fin de cycle. Nous avons renouvelé l’ensemble de nos produits comme le Vitara, le S-Cross ou encore d’autres lignes SUV avec l’Ignis qui a rencontré un vrai succès. Nous sommes déjà à 2 200 ventes sur deux mois contre 3 500 unités estimées pour l’année entière. On retrouve tous ces bons signaux dans la progression de nos immatriculations. 2017 est aussi l’année du lancement de la nouvelle Swift qui est le porte-drapeau de la marque depuis ces dix dernières années. En 2016, nous avons réalisé près de 21 000 ventes.

A. I. : Que représente le volume de la Swift en année pleine ?

S. M. : La Swift représente en 7 500 et 8 000 unités entre les mois d’avril à décembre. Nous espérons en commercialiser 9 à 10 000 exemplaires en année pleine. Avec ce nouveau modèle Swift, tout change mais rien ne change ! Produit sur une nouvelle plateforme inaugurée avec le modèle Baleno, ce véhicule hyper léger ne pèse que 840 kg. L’empattement gagne 2 cm pour se porter à 2,45 m, ce qui devrait profiter à l’habitabilité. Son coffre est également plus volumineux avec 55 litres supplémentaires. Outre la motorisation inaugurée sur la Baleno avec le 1200 BoosterJet et le 1200 SHVS, la Swift est également proposée avec un moteur 1l 110 ch trois cylindres qui marche très bien sur S-Cross. Ce modèle embarque également de nombreux nouveaux systèmes de sécurité : la dual caméra pour prévenir les collisions avec les piétons ainsi qu’un radar baptisé Active Control Adaptatif, ce qui est très rare sur un segment B.

A. I. : Quelles sont vos attentes avec ce nouveau modèle ?

S. M. : La concurrence est rude sur ce segment. Je rappelle que la meilleure performance de la Swift date de 2007 avec 14 000 ventes. Nous espérons atteindre les 10 000 unités. C’est un segment attaqué également par les SUV de segment B. L’Ignis pourrait se placer aussi sur ce segment.

A. I. : Comment se porte le réseau Suzuki ?

S. M. : Outre les produits, nous devons notre progression à la force du réseau. Nous l’avons conservé de 2010 à 2013 pendant une période où nous n’avions pas de nouveautés produits. Les investisseurs nous ont fait confiance, avec des forces de vente maintenues et prêtes à redémarrer avec les nouveautés. Ce qui est le cas aujourd’hui. Pour être efficaces, nous essayons de rester simples. Nous avons augmenté notre communication avec des investissements publicitaires multipliés par deux.

A. I. : La marque est-elle portée par le boom de la LOA ?

S. M. : Oui, nous avons des offres LOA avec notre partenaire Cetelem. Cela représente 45 % de nos ventes à crédit aujourd’hui.

A. I. : Quel est votre avis sur la phase de concentration dans la distribution dont le dernier exemple est la vente du groupe PGA Motors ?

S. M. : Nous sommes présents à la fois dans des groupes importants et des entités familiales. Nous essayons de maintenir cet équilibre entre les deux. Nous avons quatre sites PGA à Bordeaux, Nantes, Tours et Saint-Maur, soit 1 000 voitures par an, ce qui n’est pas anodin pour nous. Le maillage de Suzuki est à peu près correct sauf sur la Cote d’Opale où il nous reste des zones libres. Nous avons bien renforcé notre dispositif en région parisienne.

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