Toyota noue un accord de participations croisées avec Suzuki

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Les deux constructeurs japonais affichent leurs affinités depuis trois ans. Ce nouvel accord symbolise donc une étape supplémentaire dans leur collaboration.

Toyota noue un accord de participations croisées avec Suzuki

L’union fait la force, surtout en cette période de transition. Les deux marques japonaises ont récemment annoncé l’étude d’une alliance « où chacune des deux entreprises prévoit d’acquérir une participation au capital de l’autre afin d’encrer leur partenariat dans la durée ». Le partenariat prévoit la répartition suivante : Toyota devrait acquérir 4,94 % du capital de Suzuki pour un montant total de 818 millions d’euros, tandis que Suzuki prévoit d’acquérir sur le marché des actions Toyota à hauteur de 409 millions d’euros. Cette participation croisée permet néanmoins aux deux entités de rester parfaitement indépendantes.

Pour l’heure, les négociations ne possèdent aucun caractère officiel. « Ces acquisitions se concrétiseront lorsque les entreprises auront obtenu l’aval des autorités étrangères de la concurrence », nuance toutefois Toyota dans un communiqué.

Échange de bons procédés

Le rapprochement des deux groupes n’est pas sans précédent, dans la mesure où ils ont débuté l’étude d’un partenariat industriel le 12 octobre 2016. Partenariat signé en février 2017, le temps de finaliser les modalités. Depuis quatre mois, ils travaillent également sur le développement commun de plusieurs produits en mêlant les compétences de Toyota en matière de technologies électrique et celles de Suzuki concernant la mini-voiture. L’objectif commun est d’améliorer leur position sur le marché indien. Face à la mutation que connaît la filière automobile en raison des règlementations environnementales plus strictes, mais aussi l’arrivée de nouveaux acteurs et de nouvelles solutions de mobilité, les deux constructeurs envisagent d’étendre leur collaboration sur de nouveaux domaines, notamment celui de la conduite autonome.

Cette alliance capitalistique n’est pas sans rappeler celle entre Toyota et Mazda, nouée en 2017 après deux ans de discussions entre les deux parties. Sur le même modèle, l’accord stipulait indépendance et égalité des deux entreprises.

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