Une croissance observée avec prudence chez Autodistribution

Publié le par

Autodistribution observe une reprise de l’activité autour de la pièce de rechange depuis le 11 mai mais reste prudent face à un avenir incertain. Une année 2020 qui pourrait cependant être sauvée dans le meilleur des cas.

Crédit photo : Autodistribution
Crédit photo : Autodistribution

Autodistribution a fait le choix de ne pas cesser ses activités pendant le confinement. Au cours de ces semaines particulières, le groupe a maintenu ses plateformes nationales Logisteo et Bremstar ouvertes, tout comme Cora, spécialisée dans la pièce de carrosserie. Sur tout le territoire, 70 % des magasins ont poursuivi leur activité, pour un taux de disponibilité produit de 92,5 % en moyenne et de 95 % sur les grandes ventes. Des pourcentages rendus possibles par un sur-stockage, anticipé pour éviter des ruptures d’approvisionnement auprès d’équipementiers qui fabriquent leurs produits en Chine. Malgré les difficultés, les distributeurs Autodistribution ont maintenu une à deux livraisons par jour, ainsi qu’un service de dépannage en magasin. Cette continuité a permis aux distributeurs de maintenir le contact avec leurs clients et d’en servir de nouveaux. Au-delà de la fourniture de pièces, ce lien a permis de transmettre beaucoup d’informations à des ateliers parfois isolés. Un soutien qui est même allé jusqu’à une aide financière, en attendant le versement des aides de l’Etat.

Confinement et digitalisation : l’après-vente aussi

A l’image de la vente de véhicules, les restrictions de déplacements et la distanciation sociale ont servi d’accélérateur au digital. Le portail Autossimo, réservé aux clients professionnels, « a été le réacteur nucléaire du groupe pendant la crise » comme le souligne Frédéric Gaillard, directeur général des activités de distribution VL d’Autodistribution. Ainsi, selon la firme, au plus fort de la crise, 50 % des clients commandaient toujours sur le site et le chiffre d’affaires n’a cessé de croître depuis la fin du mois de mars, pour revenir au niveau de l’année précédente dès la fin du confinement.
Dans ce contexte peu favorable aux ventes aux comptoirs, le groupement a mis en place un service de Call & Collect pour les clients particuliers. Ce système permet de commander une pièce par téléphone et de payer grâce à un lien sécurisé, avant de venir retirer sa commande sans contact.

Départ lancé

Les actions mises en place conjointement par le comité exécutif, les filiales et les distributeurs indépendants ont permis de « renforcer le groupement » comme le souligne Thierry Talbot, distributeur et figure incontournable d’Autodistribution. Cependant, le chef d’entreprise sait que tous les problèmes n’ont pas pris fin avec le déconfinement. « D’autres difficultés nous attendent, aussi bien au sein de nos entreprises que chez nos clients ». La prudence reste donc de rigueur, même s’il constate avec un certain soulagement la reprise de l’activité. « Notre chiffre d’affaires était à -75 % en mars, à -50 % en avril et nous sommes en croissance de 5 à 10 % actuellement, mais nous sommes incapables de dire si cela va durer » constate-t-il. Comme le remarque Jeremy de Brabant, directeur général des opérations B to B de Parts Holding Europe (Autodistribution) « nous avons vécu le 11 mai comme un départ lancé, puisque notre activité n’a jamais cessé ».

Accompagner la reprise

Dès le 11 mai, la totalité des magasins était opérationnelle et le groupe a poursuivi son soutien auprès des clients réparateurs, par le conseil et les produits. « Nous ne savions pas comment la reprise allait se dérouler mais nous savions que nous devions aider les ateliers à redémarrer dans les meilleures conditions possibles » poursuit Frédéric Gaillard. Depuis le 11 mai, « l’activité est soutenue, ce qui est une bonne surprise, mais il est encore délicat de prévoir les semaines à venir » constate Jeremy de Brabant. Sur les 5 premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du groupe est en recul de 15 %. « Notre activité actuelle est meilleure et il est encore possible de sauver l’année dans le meilleur des scénarios. Cependant, nous pourrions aussi finir entre -15 % et 0 en fonction de l’évolution de la situation » observe le dirigeant. Les vacances d’été pourraient représenter une opportunité intéressante en cas de forte utilisation de leur voiture par les français. De plus, comme le souligne Thierry Talbot, « Les garages ne ferment souvent que deux semaines en août ». Cependant, cette hypothèse s’ajoute à une liste déjà longue de paramètres plus ou moins favorables au maintien de cette reprise. Comme le remarque le distributeur, « tout le monde aura besoin de liberté cet été et nous aurons la même approche ».

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos