Une étude Cetelem confirme que le particulier domine le marché VO (65%).

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Une étude Cetelem confirme que le particulier domine le marché VO (65%).

Les statistiques dans ce domaine sont très rares même si chacun estime que les 70% des immatriculations de véhicule d’occasion résulterait de vente entre particuliers tandis que les professionnels ne pèsent que pour 30% du reste du marché.

Une étude commanditée par Cetelem et menée par le BIPE s’appuyant sur les statistiques de l’Association Auxiliaire de l’Automobile (AAA) fournit des détails intéressants sur la répartition de ces différents canaux de vente dans un business VO en pleine mutation depuis quelques années en raison de l’avènement du digital. Une réalité économique que confirme Christophe Michaëli, directeur du marché automobile France chez Cetelem : "Le marché du VO a démontré au fil des ans sa capacité de résistance par rapport au VN. On oublie trop souvent qu’il représenté 5,4 millions de véhicules contre seulement 1,8 million pour les ventes de véhicules neufs". Et d’ajouter : "Avec le digital, les facteurs clés de succès de la distribution VO évoluent. Auparavant le business était local, il est plus large aujourd’hui et beaucoup plus ouvert".

3 VO immatriculés pour 1VN

L’étude Cetelem / Bipe montre tout d’abord entre une corrélation entre les besoins économiques des ménages et l’achat d’un VO. Ainsi, 3 automobilistes sur 4 possédant un VO déclarent "avoir acheté une voiture d’occasion plutôt qu’une neuve par manque de moyens". Le ratio de 3 VO immatriculés pour un VN témoigne de la bonne santé du secteur.

Un marché dominé par les particuliers (65%)

Le point de l’étude intéressant c’est la répartition des ventes entre particuliers et professionnels. Celle-ci est basée sur les déclarations de vente en Préfecture recueillies par l’association AAA. De manière générale, on note que le VO est dominé par les particuliers à hauteur de 65% contre 35% seulement pour les professionnels. Au niveau des classes d’âge, les répartitions sont sensiblement différentes puisque les professionnels commercialisent majoritairement les voitures de moins de deux ans pour 64% d’entre eux.

Véhicule de moins de deux ans :

  • 8% du marché total
  • 64% : professionnels
  • 36% : entre particuliers

Véhicule de 2 à 4 ans :

  • 27% du marché total
  • 50% : professionnels
  • 50% : entre particuliers

Véhicule de plus de cinq ans :

  • 65% du marché total
  • 77% : professionnels
  • 23% : entre particuliers

A noter que pour la classe d’âge comprise entre 2 et 4 ans, le rapport de force s’équilibre entre professionnels et particuliers, tandis que pour le coeur du marché qui pèse 65% des immatriculations à savoir les véhicules de plus cinq ans, les échanges se font majoritairement entre particuliers à hauteur de 77%. On comprendra pourquoi les constructeurs et les réseaux cherchent à capter ce dernier segment depuis quelques années mais sans résultat significatif pour l’instant.

L’étude montre aussi qu’au niveau régional, la région du Grand Ouest est celle où il se vend le plus de véhicules d’occasion en France. Et si l’on compare le portrait-robot de l’acheteur VN et VO, le premier a 52,4 ans en moyenne avec un budget de 19 097 euros alors que le second est beaucoup plus jeune 44,4 ans en moyenne avec 7 325 euros d’enveloppe pour acheter son véhicule.

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