Véhicules autonomes : Google détient plus de brevets que les constructeurs

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La 9ème édition du rapport Automotive Manager d’Oliver Wyman met en lumières les tendances clés qui impactent l’industrie automobile, relatives aux véhicules autonomes et connectés : course aux brevets, multiplications des ADAS, big data, évolution des politiques commerciales sont autant de thèmes abordés.

Véhicules autonomes : Google détient plus de brevets que les constructeurs

Observer les grandes tendances dans l’industrie automobile et leurs conséquences : tel est le leitmotiv d’Oliver Wyman avec son rapport Automotive Manager. C’est donc logiquement que le cabinet d’études s’est concentré sur un phénomène majeur de l’univers automobile, les véhicules autonomes et connectés ainsi que tous les bouleversements qui en découlent.
Première observation : la course aux brevets effrénée à laquelle se livrent les acteurs de l’automobile en matière de véhicules autonomes et connectés. Entre 2012 et 2016, 1 200 brevets relatifs à ces véhicules ont été déposés. Fait à souligner : près d’un tiers ont été générés par des entreprises technologiques, dont Google. Ce dernier détient ainsi 221 brevets et suit de près le premier du classement, Audi. Le géant Internet a ainsi déposé plus de brevet que BMW (198), Daimler (159) et plus que GM et Volkswagen réunis (respectivement 141 et 75 brevets). Cinq autres entreprises du classement n’appartiennent pas au secteur automobile, il s’agit d’Apple, Facebook, Microsoft, Amazon et Uber.

En attendant les véhicules à conduite totalement automatisée, Oliver Wyman prévoit que d’ici à 2030, la moitié des véhicules dans le monde seront équipés des technologies d’assistance à la conduite (maintien sur la voie, freinage d’urgence, aide au stationnement). Ce qui sous-tend en revanche, pour le cabinet, un renforcement des dispositifs de contrôle de qualité sur des systèmes d’aide au stationnement parfois très complexes. « Ces innovations sont de plus en plus complexes et pourraient devenir, sans précautions nécessaires, le talon d’Achille de la conception de véhicules nouvelle génération, souligne le rapport.

Profiter du Big Data, réduire les coûts de distribution

Sur un marché où la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous, l’étude met également en lumière les potentiels bénéfices des données résultats de ces véhicules autonomes et connectés. Grâce au Big Data et notamment à l’analyse et l’optimisation des modèles de comportement, le cabinet estime que les constructeurs automobiles pourraient bénéficier d’une valeur ajoutée évaluée entre 40 et 80 euros par véhicule, via notamment l’amélioration de l’expérience client. « Cependant l’industrie doit développer de meilleurs stratégies de gestion et de monétisation des données dont elle dispose  », souligne le rapport. D’autant plus que les nouveaux acteurs de l’automobile, spécialistes du Big Data, affûtent de leur côté leurs armes.

Toujours pour gagner en rentabilité, l’étude invite les acteurs de l’industrie automobile, constructeurs mais surtout distributeurs à revoir leur manière de vendre leurs véhicules. Avec comme recommandation, l’arrêt des politiques remises et « avantages indifférenciés ». La réduction des coûts de distribution ont ainsi été estimés à 30 %, et ceci, sans compromettre le volume de ventes. « Les distributeurs devraient revoir leur approche afin de conserver leur légitimité et leur part de marché, en élargissant leurs rôles et responsabilités au sein du futur écosystème automobile », concluent les équipe d’Oliver Wyman.

Consulter l’étude complète ici

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