Vers un retour à l’équilibre des ventes de voitures essence et diesel en France

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Alors qu’elle représentait 73 % des ventes en 2012, la part des véhicules diesel sur le marché du neuf a fini sous la barre des 60 % en janvier. Une tendance qui devrait s’accentuer.

Vers un retour à l’équilibre des ventes de voitures essence et diesel en France

En janvier, seuls 59 % des voitures neuves vendues en France étaient des diesel, selon les statistiques publiées par le Comité des constructeurs français d’automobile (CCFA) en début de semaine. Une première depuis 15 ans. « Nous avions prédit depuis 2011 un tel repli », explique François Roudier, porte-parole du comité. L’organisme table même sur un retour à l’équilibre des ventes de voitures neuves essence et diesel en 2020. « L’évolution est la conséquence de l’application des normes de dépollution Euro 5 et Euro 6 qui entraîne un renchérissement des véhicules diesel de l’ordre de 1 000 à 1 500 euros. Pour les constructeurs, la réponse a été de développer les moteurs essence 3 cylindres qui offrent de bonnes caractéristiques à moindre coût pour les modèles d’entrée de gamme. » Sur un marché français dominé par les citadines, les nouvelles Twingo, 108 et C1 disponibles exclusivement en version essence contribuent à cet effet de vase communiquant.

Sur un marché en progression de près de 6 % en ce début d’année, « la baisse du diesel est la conséquence de la montée des ventes des véhicules essence ». Dans le même temps, le recul du kilométrage annuel et le développement des parcours péri-urbains annihilent les avantages du diesel au profit de l’essence. « Leur influence est supérieure à la fiscalité, à l’interdiction du diesel ou encore aux véhicules électriques ou hybrides », remarque encore François Roudier. L’arrivée prochaine des modèles consommant 2 litres d’essence aux 100 km ne devrait que renforcer une tendance de fond.

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