Un marché automobile japonais encore très spécifique

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Dans un marché contrôlé à hauteur de 92 % par les marques japonaises, les constructeurs étrangers font donc de la figuration. Renault, Peugeot, Citroën et DS ne représentent que 0,42 % des ventes totales de l’Archipel.

Un marché automobile japonais encore très spécifique

Dans un univers automobile fortement mondialisé, où les constructeurs cherchent à être présents sur l’ensemble des marchés avec des modèles à vocation mondiale, le marché japonais des voitures particulières demeure très spécifique et unique au monde à travers plusieurs aspects.

Côté volume, rappelons que le marché japonais a représenté en 2016 un total de 4,14 millions de véhicules immatriculés en baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. Un marché sur lequel les constructeurs nippons contrôlent 92 % des volumes.

Les mini-voitures représentent 32,4 % du marché

Des volumes répartis entre les mini-voitures qui représentent 32,4 % du marché pour un volume de 1,34 million d’unités en recul de 11 % l’an passé. Ces petits véhicules baptisés également Kei-cars circulent uniquement dans l’Archipel afin de répondre à des spécificités urbaines et culturelles du pays. Des voitures qui s’illustrent à la fois pour leur forme rectangulaire mais aussi leur couleur souvent très fantaisiste correspondant à la culture japonaise. Face à ces mini-voitures en perte de vitesse, les véhicules dits « classiques » ont représenté un total de 2,8 millions d’unités en 2016, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente.

Des miettes pour les importateurs et les marques françaises

À fin septembre 2017, le marché japonais a enregistré une hausse de 8 % pour un volume total de 3,4 millions de véhicules particuliers immatriculés, dont + 8 % pour les segments classiques et + 9 % pour les Kei-cars. Sur les neuf premiers mois de l’année 2017, les constructeurs nationaux dominent très largement le marché des voitures particulières. Les marques Toyota et Lexus occupent la première place avec un total de 1,11 million d’immatriculations sur les neuf premiers mois de l’année. Suivent Honda (530 044 unités), Nissan (412 879 unités), Suzuki (410 257 unités), Daihatsu (374 527 unités), Mazda (147 865 unités), Subaru (129 904 unités) et Mitsubishi (61 919 unités).

À la fin septembre 2017, les importateurs ont commercialisé 228 024 véhicules, soit 6,6 % des ventes totales. Les constructeurs français ne pèsent que 0,42 % de part de marché. Ils se partagent moins de 16 000 véhicules répartis entre Renault, Peugeot, Citroën et DS. Une situation encore plus marquée pour les constructeurs américains. Ford s’étant retiré de ce marché tandis que Cadillac et Chevrolet ont des volumes très faibles. Les marques allemandes s’en sortent mieux avec plus de 150 000 unités immatriculées. Face au boom du SUV dans de nombreux pays au monde et spécifiquement en Europe, le marché japonais résiste à cet engouement puisque les modèles berlines y sont encore ultra-majoritaires.

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