Volvo S60 Hybride : l’étincelle suédoise

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Volvo S60 Hybride : l’étincelle suédoise

Volvo compte sur l’électrique. Objectif pour 2025 : un million de suédoises hybrides sur le marché. Le constructeur a commencé par le haut de gamme, le XC 90, grand SUV à batteries rechargeables. Il récidive, cette fois sur sa dernière berline, la S60, à un prix nettement plus raisonnable. Surtout, l’hybride rechargeable est la seule motorisation retenue sur ce modèle issu de l’usine de Charleston en Caroline du Sud. Fini le 100% essence ou diesel. C’est une gageure, alors que les concurrentes allemandes proposent toutes différentes versions.

54 kms d’autonomie en électrique

Or l’offre suédoise est alléchante : T8 développant 390 chevaux (et même 405 chevaux en version Polestar Ingeneered avec châssis sport). Décomposé en un moteur thermique 2 litres turbo essence de 303 chevaux plus 87 chevaux (65 kw) apportés par le moteur électrique qui autorise réellement 54 km d’autonomie sans aucune émission. Volvo conseille ainsi de repenser sa conduite. Car la S60 n’est pas qu’une voiture électrique pour les trajets de tous les jours. L’autoroute et les longues étapes ne lui font pas peur. Son réservoir essence de 60 litres lui permet une autonomie confortable. Mais il y a plus. 3 choix de conduite sont possibles. Notamment la position B sur la boîte automatique, permet de favoriser la récupération d’énergie au freinage ou même simplement en décélération. On peut aussi faire recharger la batterie par le moteur thermique (au dépens de la consommation) ou passer sur Hold afin de maintenir les batteries pleines en prévision d’un trajet urbain ultérieur. Mieux, le GPS peut être mis à contribution. Lorsque la destination est arrêtée, le système Sensus calcule la répartition de charge électrique en fonction du trajet et de la topographie. On peut alors consommer encore moins.

39 g de rejet de CO2

Il n’empêche, le supplément pondéral des batteries pèse dans la consommation et permet difficilement de descendre sous les 8 litres au 100 km sur les longs trajets. Mais le fisc est clément avec les voitures « citoyennes » : des rejets de CO2 de 39 grammes, donc aucun malus (ni bonus) et une exemption de TVS à vie pour les flottes d’entreprises.

Mais la raison n’exclut pas la passion. Les ingénieurs de Volvo le savent bien. La carrosserie de la S60 suit la tendance des berlines « façon coupé ». avec un long capot, un pare-brise très incliné et un toit qui fuit vers l arrière. et se termine sur un coffre séparé q’on aurait aimé plus vaste et plus accessible. On reconnait facilement les phares façon « marteau de Thor » qui encadrent la traditionnelle calandre barrée du baudrier Volvo. A l’intérieur, la finition léchée aux teintes claires à la scandinave encadre le Hi-tech : un écran tactile de 9 pouces, surplombe un levier de vitesse en plexiglas, comme un diamant sur un sceptre, lui-même côtoyant une molette en aluminium guilloché que l’on fait rouler d’un doigt afin de choisir son mode de conduite. Le raffinement, sans doute pour exacerber les sensations au volant : 4 secondes et demie pour grimper à 100 km/h, on est dans le domaine des supercars, ou dans celui de la Tesla Model 3, dont l’autonomie est autrement limitée. Sur les petites routes, les deux tonnes de la S60 savent se faire libellule et la précision de conduite est parfaite dans les enchainements de courbes. D’ailleurs, lorsque la navigation est activée, l’intelligence situationnelle embarquée adapte la vitesse dans les virages. Un régal, en tout cas pour les occupants avant.

À l’arrière, c’est un peu moins confortable, mais le silence intérieur rachète tout. 59 900 € en R_Design, voire 60 900 € en édition de lancement, pour culminer à 67 600 € en version Polestar Engineered, avec des étriers de freins jaunes et des ceintures de sécurité assorties.

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