WLTP : les rejets réels des véhicules encore très sous-estimés

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Aujourd’hui, vendredi 1er septembre 2017, entre en vigueur le nouveau cycle d’homologation des niveaux d’émissions de CO2 et de consommation de carburant des véhicules. Si ce nouveau test représente un grand pas en avant, il n’est aussi pas suffisant pour l’association Transport & Environment.

WLTP : les rejets réels des véhicules encore très sous-estimés

Pour Transport & Environment (T&E), organisation européenne regroupant une cinquantaine d’ONG actives dans le domaine du transport et de l’environnement, ce vendredi 1er septembre est à marquer d’une pierre blanche. C’est en effet aujourd’hui qu’entre en vigueur le nouveau cycle d’homologation des niveaux de CO2 et de consommation de carburant des véhicules, le cycle WLTP. Pour rappel, ce dernier vient en remplacement du cycle NEDC, élaboré dans les années 80. La différence entre ces deux cycles, basé tous les deux sur des tests sur bancs : l’un est dans des conditions optimisées, l’autre avec des paramètres plus réels avec la prise en compte de différents facteurs tels qu’un comportement de conduite plus réaliste, un plus grand panel de situations de conduite (urbain, péri-urbain, route principale, autoroute) ou encore des distances de test plus longues.

Un progrès significatif pour T&E, comme l’explique Greg Archer, responsable du programme véhicules propres de l’organisation européenne. « Le test WLTP est une énorme amélioration par rapport à NEDC, le test obsolète qu’il remplace. Cependant, le WLTP est encore un test de laboratoire et ne représente pas exactement les émissions réelles ». Ainsi, pour T&E, les émissions de CO2 réelles seraient encore 23 % plus élevées par rapport aux rejets réels.

« Les tests WLTP et RDE ne sont pas la panacée »

L’organisation internationale en attend ainsi davantage du test RDE (Real Driving Emissions) : complémentaire au cycle WLTP, le test RDE mesurera les émissions de polluants, notamment de NOx, mais sur routes ouvertes à l’aide d’un système portatif. « L’introduction des tests WLTP et RDE marque une étape importante dans la bataille pour s’assurer que les véhicules respectent les limites environnementales et pour mettre fin à une tricherie qui est devenue endémique dans les essais d’émissions. Mais les nouveaux tests ne sont pas la panacée et devront être affinés pour s’assurer qu’ils sont vraiment représentatifs de la façon dont les véhicules sont conduits. Les décisions à venir sur comment sont approuvés et qui approuve les modèles mis sur le marché sera clé pour garantie que le système d’approbations soit indépendant et rigoureusement appliqué  », conclut Greg Archer de T&E.

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