ZFE : la grogne s’amplifie sur fond de baisse des aides au 1er juillet 2021

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Les zones à faibles émissions (ZFE) vont rythmer la reconstruction de la mobilité interurbaine dans les prochaines années. D’ici à 2025, toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants, soit 35 nouveaux territoires, devront créer une ZFE-m.

© ministère de la Transition écologique
© ministère de la Transition écologique

La résistance s’organise depuis quelques semaines autour de la loi Climat et résilience et du sujet sensible de la mise en place de zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m). D’ici à 2025, toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants devront instaurer ces ZFE-m. Pour mieux contrôler et respecter ces zones à faibles émissions, des radars automatiques vont être installés pour verbaliser les contrevenants. Il faudra donc montrer patte blanche pour entrer dans ces agglomérations.

Même s’ils n’ont pas de poids sur les décisions gouvernementales à l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot, les sénateurs ont envoyé un signal fort en repoussant l’interdiction des véhicules classés Crit’Air 3 ou plus au plus tard au 1er janvier 2030 au lieu de 2025 comme initialement prévu. Pour rappel, le calendrier de la loi Climat vise à exclure les véhicules Crit’Air 5 dès 2023, les Crit’Air 4 en 2024 et les Crit’Air 3 au plus tard en 2025.

Une résistance menée par des associations d’automobilistes comme 40 millions d’automobilistes ou encore des syndicats de la filière automobile aval comme le CNPA ou encore la FNA.

La mise en place des ZFE couplée à la baisse possible des aides au 1er juillet prochain

« La teneur des débats sur les zones à faibles émissions (ZFE) témoigne d’un appauvrissement du débat public : sus à la voiture, accablée de tous les maux, explique Xavier Horent, délégué général du CNPA. Or, passer de l’automobile du XXe siècle aux mobilités contemporaines suppose deux choses : dépasser le militantisme simpliste pour entrer de plain-pied dans une stratégie de décarbonation, et tenir la promesse de relier les territoires et les classes sociales ». Et d’ajouter : « Injustes, inefficaces, coûteuses, les ZFE n’y répondent en rien dans leur version actuelle. Le CNPA a présenté aux parlementaires de multiples propositions d’amendements. Souhaitons que les mesures adoptées au Sénat puissent être confirmées et renforcées, en particulier si le gouvernement devait annoncer la baisse des aides publiques (bonus et primes à la conversion) au 1er juillet prochain ».

En effet, le gouvernement devrait acter dans quelques jours la baisse des aides à l’achat (bonus et primes à la conversion) de véhicules électrifiés. Une décision qui tombe mal dans un contexte de sortie difficile de la crise sanitaire pour l’ensemble de la filière automobile.

L’agenda est pour le moins curieux, comme le souligne Xavier Horent, rappelant que « parmi les nombreux points de vigilance, la nécessité d’un renforcement significatif des aides au renouvellement des flottes de véhicules utilitaires légers, lesquels devraient par ailleurs faire l’objet de dérogations dans le cadre des ZFE !... »

Mots clefs associés à cet article : CNPA, ZFE

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