6 salariés sur 10 prêts à renoncer à leur voiture de fonction

6 salariés sur 10 prêts à renoncer à leur voiture de fonction

Pouvoir opter pour un ou plusieurs types de mobilité (voiture partagée, taxi, transports publics, vélo, trottinette ou scooter électrique) de manière flexible séduit environ 80 % des travailleurs français sondés.

© LARAM / Unsplash

Selon une étude commandée par Freenow, 59 % des salariés français possédant une voiture de fonction seraient prêts à laisser celle-ci au garage au profit d’un budget de mobilité équivalent.

Est-ce la récente pénurie de carburants, la crise du pouvoir d’achat ou un sursaut de conscience écologique qui a conduit à ces résultats ? Ou peut-être un mélange des trois ? En tout cas, les faits sont là et particulièrement probants : si les collaborateurs trouvent une alternative viable pour se déplacer, plus de la moitié d’entre eux abandonneraient sans regret leur véhicule de fonction. De même, d’après les données de l’enquête menée par l’application de mobilité partagée Freenow, presque 70 % des 500 professionnels français sondés pensent que leur entreprise doit promouvoir des alternatives de mobilité durable.

Un ras-le-bol de la bagnole

Outre sa dimension vertueuse, cette demande serait, à en croire le rapport de Freenow, motivée notamment à cause des nombreux inconvénients qu’engendre l’utilisation d’une voiture en zone urbaine. Ainsi, pour 51 % des travailleurs français interrogés, les embouteillages constitueraient le principal frein à la conduite d’un véhicule de fonction tandis que le coût du carburant en rebuterait 44 %. Enfin, le manque de places de stationnement et les frais de parking onéreux achèveraient de compléter ce podium des désagréments pour 38 % des sondés. La situation économique, peu propice à la demande d’une voiture de société, coïncide également avec un contexte où les déplacements professionnels diminuent, comme le constate près d’un tiers des salariés.

Une envie de multi-modalité

Attention toutefois, décliner l’usage d’une voiture de fonction ne doit pas se faire au détriment de la mobilité des salariés. C’est pourquoi les 59 % concernés ne se disent prêts à y renoncer qu’au bénéfice d’un budget de mobilité équivalent, leur permettant de sélectionner le mode de transport de leur choix. Cette possibilité d’opter pour un ou plusieurs types de mobilité (voiture partagée, taxi, transports en commun, vélo, trottinette ou scooter électrique) de manière flexible suivant l’occasion est d’ailleurs ce qui séduit le plus pour 78 % des travailleurs français sondés. Les coûts de mobilité moins élevés et l’aspect éco-responsable de ces moyens de déplacement arrivent ensuite dans la liste des atouts, pour respectivement 74 % et presque 71 % des personnes interrogées. Des taux qui devraient faire réfléchir les entreprises et les pousser à se pencher – si ce n’est déjà fait – sur leurs stratégies et leurs politiques de mobilité.

Méthodologie de l’étude :

Cette enquête a été menée par Freenow auprès de 4 554 professionnels dans neuf pays d’Europe : en France, en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Irlande, au Portugal, en Italie, en Roumanie et en Pologne.

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