ALD dresse un bon bilan de moitié d'année

Clotilde Gaillard
ALD dresse un bon bilan de moitié d'année

ALD dresse un bon bilan de moitié d'année

Dans les locaux de son Mobility Center de Nanterre, le loueur longue durée ALD Automotive a conclu un premier semestre 2021 satisfaisant. De quoi accompagner au mieux sa stratégie d’intensification de l’électrification et l’adoption de nouvelles mobilités pour ses entreprises clientes.

La filiale de la Société Générale débute la rentrée avec des chiffres dont elle n’a pas à rougir puisqu’elle a su dégager un revenu net de 352 millions d’euros grâce à un nombre de contrats gérés s’élevant à 1,76 million et des marges moyennes de 740 euros par véhicule d’occasion vendu. Car c’est en diversifiant ses services qu’ALD Automotive a trouvé la recette du succès. Comme le souligne Gilles Bellemere, directeur général d’ALD France : « Nous essayons d’être le plus large possible en termes de segments d’exploitation pour ne rater aucune tendance. » Du fait de son implantation internationale, le loueur peut également tester tous les types de mobilités sur des marchés différents, qui se montrent même parfois en avance sur leur temps.

Tout pour l’électrification des pros

Fort de cette dynamique commerciale, ALD Automotive anticipe donc une croissance de la flotte dans une fourchette de 1 et 3 % par rapport à 2020. Il s’est même fixé l’objectif, dans son plan Move 2025, d’atteindre les 2,3 millions de contrat pour 2025, dont environ 300 000 porteront sur ses offres de nouvelles mobilités comme ALD Bike ou ALD Carsharing. Loin de se cantonner au secteur d’activité de la LLD – au sein duquel ALD France représente tout de même 22 % du parc et 16 % des immatriculations, en hausse de 2 points par rapport à 2020 –, le groupe a en effet mis sur le marché des produits de mobilité alternative visant à répondre aux enjeux de transition énergétique des flottes par l’intégration de nouveaux moyens de déplacements en entreprise.

© Clotilde Gaillard

Vélo (en partenariat avec Azfalte), trottinettes, auto-partage ou développement en cours d’un serious game aidant les sociétés à accompagner leurs collaborateurs vers des modes de transport décarbonés via ALD Move & Play, le loueur entend ainsi fournir à chaque utilisateur la motorisation qui lui convient. En témoigne la mise en œuvre du forfait mobilités durables (FMD) ou du crédit mobilité par le biais d’ALD Move, solution MaaS qui se trouve désormais enrichie de l’expertise de la start-up belge Skipr, dans laquelle ALD vient d’investir à hauteur de 17 %. Cette coopération entre les deux entités, qui se déploiera dans cinq pays en 2022 en plus de la France, pourra permettre au loueur de séduire 9 000 entreprises et 7 millions de collaborateurs supplémentaire avec un produit « combinaison d’une application pour réserver et payer leurs modalités de déplacement et de gérer leur budget via un back-office unique. »

Le VO en renfort

Si « la pandémie a donc accéléré la digitalisation et l’électrification, faisant passer l’adoption du VE d’un effet de mode à une véritable stratégie de verdissement », commente Gilles Bellemere, il n’y a pas que les véhicules neufs « branchés » qui font les beaux jours d’ALD – sa part de VE s’élève d’ailleurs à 26 % en Europe et 23 % mondialement. La crise des semi-conducteurs a en effet poussé le marché du véhicule d’occasion, qui a soutenu la reprise du marché. Pour promouvoir la vente de VO aux professionnels, « et ce au meilleur prix », ALD a même étoffé son département ALD Carmarket. Comptabilisant quelque 41 000 ventes B to B pour des contrats de 44 mois en moyenne, ALD se démarque par un parc jeune (2 ou 3 ans) proposant les dernières générations de véhicules et de technologies.

© Clotilde Gaillard

Néanmoins, « avec une actuelle appétence pour la prolongation des contrats, la question de la gestion du coût de la maintenance et des limites techniques du VO se posera », reconnaît Gilles Bellemere. Qui admet aussi que, bien qu’il y ait « encore des perspectives à conquérir », la LLD à particuliers figure encore comme marginale par rapport à la LOA – 40 000 contrats sur 800 000 environ –, la France s’affichant moins mature que l’Allemagne ou les Pays-Bas sur ce point car « il nécessite des outils digitaux spécifiques pour gérer cela efficacement ». Quant au possible rapprochement entre ALD Automotive et son confrère LeasePlan, le directeur général d’ALD France a botté en touche, répliquant « ne pas commenter les rumeurs. »

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