Anfa souhaite anticiper les besoins en recrutement de la filière

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Anfa souhaite anticiper les besoins en recrutement de la filière

L’Observatoire des métiers des services de l’automobile de l’Anfa dévoile la seconde partie de son analyse prospective sur les perspectives d’emploi dans l’automobile d’ici 2030.

Pour mémoire, dans la première partie de son étude prospective, l’Observatoire des services de l’automobile de l’Anfa propose trois scénarios qui font écho aux trois grandes crises actuelles : la crise sanitaire, la crise économique et la crise écologique (réchauffement climatique). Dans la seconde partie de son étude, l’Anfa se focalise sur les départs en retraite de la génération du baby-boom, ainsi que sur les besoins en recrutement qu’ils entraînent.

L’étude prospective conclut à un taux record de départs en retraite à l’horizon 2030. Le taux de départ en fin de carrière des personnes en poste en 2020 sera de 26% en 2030, contre 24% de départs en fin de carrière entre 2012 et 2022. Ce taux est dû à la croissance de l’âge moyen des départs en retraite dans le commerce et la réparation automobile, impact direct du baby-boom. La filière aura donc un fort besoin de nouvelles recrues ces dix prochaines années.

Les services de l’automobile recrutent

D’une part, l’Anfa retient la mobilisation intersectorielle comme levier de recrutement. Chaque année, 5 à 7% des salariés rentrent dans le commerce et la réparation automobile en provenance d’autres branches d’activité, sachant 4 à 7% des salariés quittent le secteur pour en rejoindre d’autres. En fonction des scénarios développés dans la première partie de l’étude, le besoin en recrutement n’est naturellement pas le même. Les scénarios tournés vers la relance et la politique écologique, la branche peut recruter jusqu’à 1 800 salariés issus d’autres secteurs d’activités. A l’inverse, dans le scénario 1 (politique d’austérité), la branche pourrait perdre 825 emplois par an au profit d’autres secteurs.

D’autre part, l’Anfa insiste sur le besoin de formation. Ainsi, selon l’étude, ce sont entre 8 500 et 12 500 jeunes à qualifier et former chaque année. Les métiers avec de forts besoins en recrutement entre 2020 et 2030 sont :
- Les mécaniciens et les techniciens véhicules particuliers (entre 3 000 et 4 500 jeunes à former)
- Les mécaniciens et techniciens VI (entre 400 et 600) ; les mécaniciens et techniciens motocycles (entre 70 et 200)
- Les carrossiers-peintres (entre 600 et 1 300 à former annuellement), les contrôleurs techniques (entre 300 et 500 à recruter),
- Les commerciaux automobiles (entre 800 et 1 600 jeunes à qualifier).

Enfin, l’étude a évalué qu’il est nécessaire de former trois fois plus de jeunes par rapport à ces besoins en qualification pour répondre aux recrutements des entreprise.

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