Arrival, CityFreighter, B-On… futures stars du VUL électrique ?

Leslie Auzèmery
Arrival, CityFreighter, B-On… futures stars du VUL électrique ?

Spécialiste des utilitaires et des véhicules lourds, Arrival continue d’avancer ses pions.

© Arrival

Tout comme sur le marché du véhicule particulier, la transition énergétique poussée des véhicules utilitaires attise les convoitises.

Selon une récente étude de l’ONG européenne Transport & Environment (T&E), très active dans la promotion du véhicule électrique, les utilitaires roulant à l’électricité seraient déjà bien plus intéressants que leurs homologues thermiques en termes de TCO (Total Cost of Ownership). Malgré un coût d’achat encore élevé, ces travaux mettent en avant un coût d’usage bien plus intéressant avec un prix de revient au kilomètre inférieur de 25 % à un équivalent diesel. « Un utilitaire électrique léger sur le marché coûte aujourd’hui 34 400 euros (en moyenne, NDLR) quand un utilitaire électrique lourd réclame 52 900 euros. Bien que ces utilitaires électriques soient 40 à 55 % plus chers que leurs équivalents diesel, ces prix faciaux sont plus que compensés par les coûts d’utilisation moindres », estime l’organisation. Dans un contexte qui plus est défavorable à la consommation d’essence ou de gazole, ces modèles faibles émissions bénéficient en outre de coûts d’entretien réduits ou encore de primes d’assurance moins élevées. Mais pour convaincre réellement les professionnels encore faut-il que les promesses d’autonomie soient au rendez-vous. Car la plupart des constructeurs l’avouent : ils ne sont pas aujourd’hui en capacité de répondre à l’ensemble des usages et demandes de leurs clients, la moyenne s’établissant à 192 km sur une charge pour un modèle léger et de 133 km pour un modèle lourd selon T&E. Le manque d’offres apparaît ainsi comme la raison principale du faible essor des ventes de VU électriques. Une situation à laquelle de nouveaux venus sur le marché entendent bien remédier. On a alors vu depuis plusieurs se multiplier les créations de nouvelles marques qui, grâce à leurs capacités d’innovation et à leur spécialisation dans le véhicule 100 % électrique, promettent un avenir plus vert à l’utilitaire.

Du concret…

Parmi ces nouveaux arrivants, on distingue deux catégories : ceux qui ont été vite et commercialisent déjà un utilitaire électrique et ceux qui n’en sont encore qu’au prototype. Dans la première, on pourra citer la nouvelle marque chinoise Seres, propriété du groupe Dongfeng, et dont les activités en France s’accélèrent depuis un an maintenant. Spécialisée dans le véhicule 100 % électrique, elle commercialise des voitures mais aussi – c’est peut-être encore moins connu – un utilitaire. Le fourgon compact de 4,5 m de long et de 1,6 m de large offrant 4,8 m3 d’espace de chargement est disponible en configurations 2 ou 5 places. Son moteur électrique de 81 ch associé à une batterie de 42 kWh lui donne une autonomie de 330 km en ville, son terrain de prédilection, pour un prix débutant à 22 490 euros HT.

L’autre marque remarquée n’est pas une nouveauté à proprement parler puisqu’elle existe déjà depuis sept ans maintenant, mais son récent rachat par la société Odin Automotive entend bien lui donner un nouvel élan. En effet, Deutsche Post DHL Group a annoncé en début d’année se séparer de son activité de véhicules électriques de livraison StreetScooter. La marque – renommée récemment B-On – connaît une deuxième naissance sous la direction de Stefan Krause, un spécialiste de l’automobile passé par différentes firmes comme BMW Group, Rolls-Royce ou Fisker. La gamme se compose actuellement de trois véhicules : la version châssis-cabine Max, le Max Box avec ses 8 m3 et le Giga Box qui offre 12 m3. Entièrement électriques, ils proposent des autonomies entre 130 et 160 km, ce qui reste assez limité il faut l’avouer. C’est là que B-On intervient puisque le constructeur entend travailler à l’amélioration des capacités des modèles ainsi qu’en accélérer la production. Entre 2015 et 2021, plus de 22 000 véhicules ont été livrés à divers clients, dont environ 17 000 sont exploités par la poste allemande. Pour répondre à la demande grandissante, jusqu'à 1 000 véhicules par mois seront produits à partir d'août 2022. La marque a également signé, en mars dernier, « un partenariat avec la société canadienne du dernier kilomètre GoFor pour fournir des véhicules électriques à sa flotte de livraison dès 2023. La société travaille actuellement au lancement d'une suite complète de services d'électrification, comprenant l'infrastructure de recharge, le service et la maintenance, la formation des conducteurs, le financement et l'assurance, et plus encore sur une base de conseil pour aider à simplifier et à rationaliser la transition vers les véhicules électriques pour les propriétaires de flotte », nous a-t-on précisé.

>> À LIRE AUSSI : Odin Automotive devient B-On

… et des promesses

L’avenir est également plein de promesses puisque plusieurs constructeurs, récemment constitués, annoncent l’arrivée de leurs modèles 100 % électriques sur nos routes pour 2023. C’est notamment le cas de l’Américain CityFreighter et du Britannique Arrival. Le premier a présenté le véhicule CF1. Disposant d’un pack de batteries lithium-ion d’une capacité de 86 kWh, le modèle devrait atteindre une autonomie de 240 kilomètres. La marque, installée en Californie, vise la rentabilité en 2024 et s’est fixée pour objectif d’atteindre un volume de 30 000 véhicules d’ici à 2027. Son concurrent anglais, baptisé Arrival, est en phase de production des prototypes de présérie qui serviront aux homologations avec un début de production de série prévu au troisième trimestre de cette année. L’utilitaire de 3,5 à 4,25 tonnes à la carrosserie « mémoire de forme », permettant d'éviter toutes les déformations dues à des chocs en dessous de 16 km/h, pourrait disposer d’une autonomie dépassant les 350 kilomètres. « L'Europe et la France sont des marchés clés pour Arrival, qui a déjà signé un partenariat avec le loueur longue durée LeasePlan pour introduire l'Arrival Van en Europe. Le partenariat repose sur une première commande de 3 000 fourgons », nous a précisé la marque. Au total, le constructeur a enregistré 134 000 précommandes au niveau mondial, un chiffre qui inclut également l’engagement d’UPS de 10 000 véhicules.

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