Arval et Emil Frey France partenaires sur la location des flottes

Clotilde Gaillard
Arval et Emil Frey France partenaires sur la location des flottes

Arval et Emil Frey France partenaires sur la location des flottes

Le loueur multimarque qui opère en France depuis 30 ans et le groupe de distribution automobile aux 40 années d’expérience se sont associés pour créer une activité de location longue durée à destination des clients des 250 concessions d’Emil Frey. Baptisée Autosphere Lease, son lancement officiel est programmé pour le 1er février 2022.

C’est l’histoire d’un rapprochement entre deux acteurs de poids. D’un côté Arval, présent dans une trentaine de pays du monde, enregistrant 340 000 véhicules loués l’an passé et ambitionnant 400 000 véhicules loués en 2025 dont 100 000 véhicules électrifiés selon son plan Arval Beyond. De l’autre, Emil Frey France, entreprise familiale forte d’un chiffre d’affaire de plus de 4 millions d’euros sur ses activité Retail, de 223 000 véhicules neufs et d’occasion vendus en 2020, de 29 marques représentées et d’un rayonnement national de 250 points de contact.

C’est d’ailleurs ce maillage étendu qui a principalement convaincu le loueur, filiale de BNP Paribas, de nouer un accord de partenariat global avec le distributeur. « L’intérêt de ce partenariat, c’est la complémentarité », explicite Ferréol Mayoly , directeur général d’Arval France. Une idée reprise par Hervé Miralles, président de Emil Frey France, qui renchérit : « Notre plan stratégique comprenait ce type de partenariat car il est fondamental de dégager des synergies avec des acteurs qui partagent nos problématiques et figurent dans notre chaîne de valeurs. »

Arval + Emil Frey = Autosphere Lease

Reprenant le nom d’Autosphere, marque commerciale d’Emil Frey assurant la digitalisation du parcours client en atelier effective depuis cet été, Autosphere Lease développera donc une double activité de LLD et de LCD (de 3 à 72 mois), portant sur tous types de véhicules (VP, VU ou VO) et s’implantant dans les concessions du distributeur. Son lancement, lui, aura lieu dès le mois de février prochain.

Par le biais d’une cellule dédiée, constituée d’une équipe rassemblant des experts internes et des talents en cours de recrutement, Arval sera de son côté en charge de la gestion des contrats. Des effectifs qui épauleront les équipes du groupe de distribution sur le terrain mais dont le nombre exact n’a pas été communiqué, de même que l’investissement induit par ce déploiement, bien qu’il soit défini comme « important » par les deux entités. Mais quel que soit le coût, celui-ci en vaut la peine selon Hervé Miralles, conscient que « l’écosystème évolue et qu’on ne peut plus raisonner tout seul pour accéder à d’autres parts de marché, d’autres activités et d’autres clients. »

Ces clients, ce sont notamment (voire surtout) les entreprises, en particulier les TPE et PME locales. Un créneau B to B en expansion, du fait de la transition énergétique des parcs, et sur lequel Arval avance une croissance à deux chiffres. Un échange de bon procédé – « il faut un partage de valeurs équilibré sinon le partenariat ne marche pas », fait valoir Hervé Miralles – qui pousse le tandem à viser une flotte de plus de 20 000 véhicules, dans un premier temps. Et entre autres projets car, comme le souligne Ferréol Mayoly, l’accord de partenariat entre ces deux acteurs « est parti pour durer au moins dix ans. » Pour cause : « Emil Frey France et Arval affichent des points de convergence structurels cruciaux tels que la relation client, l’esprit entrepreneurial ou l’innovation », détaille le DG d’Arval France.

Le futur s’écrit à deux

De ce fait, d’autres développements en commun ne sont pas exclus, et même envisagés clairement. Tout d’abord autour de la vente et de l’achat de véhicules d’occasion, puisqu’il existe actuellement « une tendance conjoncturelle à la réutilisation et à la prolongation des biens » remarque Ferréol Mayoly. Autres pistes d’approfondissement : « on regarde aussi ce que l’on peut faire au niveau du reconditionnement des véhicules d’occasion, de l’après-vente, ainsi que de la création de nouveaux services de mobilité. » Une manière de répondre aux besoins multiples des collaborateurs en matière de moyens de locomotion, mais également de répondre aux attentes des employeurs « à l’heure où les clients recherchent des offres à forte valeur ajoutée mêlant conseils, proximité et innovation », observe Hervé Miralles.

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