Automobile : un point sur les énergies alternatives

Joël LE GAL

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Je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître : 1973, la crise du pétrole, il n’y en a plus pour tout le monde. Ceux qui en produisent le gardent pour eux. La France n’en a pas, mais elle a des idées, même si ça ne marche pas souvent.

  • En premier, le moteur à eau. L’eau, il y en a plein et ça ne coûte pas cher. Seul inconvénient pour les inventeurs, l’eau n’est pas un carburant. Ils ont beau apporter sans cesse de l’eau à leur moulin, tout ce qu’ils réussissent à faire est de le noyer.
  • Après l’eau, l’air. Certains y ont travaillé comme des forçats. Sans résultat technico-économique viable, même s’ils prétendent le contraire car naturellement ils ne manquent pas d’air.
  • Arrive le moteur à foin. Beaucoup de foin dans les médias à ce sujet. Mon patron, interviewé, déclare : « S’il suffit de jeter une poignée de chiendent dans le réservoir pour faire tourner le moteur, je me fais moine ». Heureusement ça n’a pas marché, sinon il aurait semé une sacrée zizanie dans le clergé.
  • Le moteur à alcool. Ça marche mais est interdit en France par le gouvernement. But : empêcher les conducteurs de sortir une pipette pour prélever du carburant à l’heure de l’apéro sur le bord de la route et éviter les accidents consécutifs... Autorisé au Brésil.
  • La voiture électrique : ça ne marche pas bien. En exagérant à peine, 95 % du coffre est occupé par la batterie, on fait 50 kilomètres, plus de jus et pas de prise pour recharger là où on se trouve.
  • Alors arrive l’idée lumineuse de faire des voitures multi-énergies : un poil d’électricité, un soupçon de GPL, un peu de thermique pour ne pas perdre la main, et pourquoi pas un peu d’hydrogène, bref la voiture électrique se transforme en voiture éclectique.
  • Enfin, peut-être une solution miracle : l’hydrogène ! Mais attention, tout nouveau, tout beau ! Plus de CO2 puisque les atomes crochus d’hydrogène et d’oxygène ne vont produire que de l’eau. Oui mais, imaginons un énorme embouteillage : les voitures crachent leur eau. Bientôt les rues sont inondées, on se croirait à Venise. Il faut envisager de faire des voitures amphibies. Ce n’est pas de l’eau mais de la vapeur d’eau ? Bien pire ! Si on ajoute un catalyseur sodé pour activer la réaction, on va d’abord créer dans les embouteillages un gigantesque sauna. Cette vapeur d’eau agressive va faire rouiller très rapidement toutes les infrastructures métalliques, sans compter l’attaque des poumons des habitants (traduit en langage populaire : on va tous avoir les éponges mitées).

Moiteur et eau salée, ça veut dire humide et mer, en anglais wet and sea. Alors, attendons !

Joël Le Gal (le-galjo@wanadoo.fr) est membre de Team Auto

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