Avec Hino, Toyota est au cœur d’un nouveau Dieselgate

Alexandre Guillet

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Avec Hino, Toyota est au cœur d’un nouveau Dieselgate

Hino Motors, filiale du groupe Toyota, est dans la tourmente d'une nouvelle affaire de fraude sur les émissions polluantes.

© Hino Motors

Après des premières irrégularités mises au jour par les autorités japonaises au printemps, Hino Motors, filiale du groupe Toyota, s’enfonce dans la crise, de nouvelles fraudes sur les émissions polluantes ayant été découvertes. Le président de Toyota a réagi avec sévérité.

Après les premiers problèmes identifiés en mars et en avril 2022, Hino Motors, la filiale de Toyota Global Corporation spécialisée dans les véhicules utilitaires, les bus et les camions, est à nouveau mise en cause par le gouvernement japonais suite à la découverte de nouvelles fraudes sur les émissions polluantes. Concrètement, il s’agit de triche pure et simple sur les mesures des émissions de plusieurs modèles d’Hino.

Au moins 19 000 modèles concernés par cette fraude sur les émissions polluantes

Deux modèles sont ainsi concernés, Dyna et Toyoace, des petits camions de deux tonnes en version Cargo et Dump. Ils sont produits au Japon dans l’usine d’Hamura (Tokyo) qui fabrique aussi le SUV Toyota FJ Cruiser. Un volume de 19 000 camions est d’ores et déjà visé par la fraude et le groupe a pris la décision de suspendre la production des deux modèles et d’arrêter les livraisons en cours.

Grand ménage en vue à la direction d'Hino Motors

« En tant que maison mère et actionnaire de référence d’Hino Motors, nous sommes profondément déçus qu’Hino ait de nouveau trahi les attentes et la confiance de ses actionnaires avec de nouvelles irrégularités. Hino se retrouve désormais dans une situation où chacun se demande s’il peut lui faire de nouveau confiance. Nous allons regarder de près si Hino peut renaître comme une entreprise digne de confiance », assène Akio Toyoda, président de Toyota Motor Corporation, qui a présenté des excuses publiques pour les mensonges d’Hino, comme il se doit au Japon. Dans l’attente de l’instruction des dossiers, cette prise de parole annonce aussi un vaste plan de restructuration au niveau de la direction générale et du management d’Hino.

Rappelons que le groupe Toyota a pris le contrôle d’Hino Motors en 2001 après de longues années de coopération. Cet épisode pourrait aussi affaiblir Hino Motors dans plusieurs programmes de recherche menés au sein du groupe. On pense notamment au projet sur les moteurs à hydrogène (FCEV) qui a été annoncé au début de l’été 2022 autour d’un pool composé de Toyota, Denso, Isuzu, Hino et CJPT. Dans un communiqué officiel en date du 24 août 2022, Hino Motors prend ainsi note de la décision de CJPT de ne plus travailler avec Hino et reconnaît sa mauvaise conduite et que les fraudes aux certifications existent depuis longtemps.

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