« Betterway est née avec la loi d’orientation des mobilités », rappelle Denis Saada

« Betterway est née avec la loi d’orientation des mobilités », rappelle Denis Saada

© Betterway

Créée en 2019 par Denis Saada, Alain Mady-Fetherstone et Clément Petiot, la start-up Betterway s'est rapidement fait un nom dans l'écosystème des solutions de mobilité professionnelle en offrant aux employeurs un outil qui n'existait pas et en permettant aux salariés d'accéder facilement aux nouvelles mobilités. 

« Nous sommes partis du constat qu’il n’y avait pas de solution permettant d’avoir accès à toutes les solutions de mobilité sur le territoire », se remémore Denis Saada, actuel président de Betterway. Si simplifier, fluidifier la mobilité des salariés, plus que des particuliers, a toujours animé les fondateurs, ces derniers estiment que l’entreprise est « née avec la loi d’orientation des mobilités, qui a instauré le forfait mobilités durables. » Un dispositif qui permet aux employeurs de verser aux salariés jusqu’à 600 euros (200 euros dans la fonction publique) afin d’utiliser, dans l’année, les modes de transport qu’ils souhaitent. « C’était pile notre concept : mettre à disposition des salariés un budget de transport pour pouvoir se déplacer partout en France comme on le souhaite. L’idée n’étant pas d’opposer le vélo aux transports en commun, ni les transports en commun au covoiturage », mais d’ouvrir l’accès à de nouvelles formes de mobilité, en fonction des usages.

La pandémie de Covid-19 passée par là a permis à l’équipe de départ de peaufiner son projet, de davantage comprendre le marché et de préparer le lancement de la carte de paiement, basée sur le réseau Mastercard et la technologie de Treezor, une filiale de la Société Générale, intervenu en septembre 2020. « Au bout de deux mois de commercialisation, on a signé nos premiers gros contrats avec Allianz et Backmarket. C’était assez exceptionnel cette relation qui se tissait avec ces acteurs », ouverts aux nouveaux modes de consommation des mobilités, commente le chef d’entreprise.

Compte bancaire bis 

En pratique, recourir aux services de Betterway peut s’apparenter à la création par les employeurs d’un compte bancaire dédié aux mobilités au profit de leurs collaborateurs. Une mise en œuvre qui donne accès à un moyen de paiement : une carte bancaire. Si la start-up a retenu ce montage pour proposer ses services, c’est parce qu’« en proposant un moyen de paiement, il n’est pas nécessaire de nouer de partenariats spécifiques avec les quelque 8 000 marchands référencés sur notre plateforme et qui recueillent les transactions. Il n’est pas non plus nécessaire de créer un réseau d’acceptation ». Comme cela est par exemple le cas, dans le domaine de la restauration, avec les titres-restaurant. Mais « on ne vend pas de la mobilité comme on vend des sandwichs », tacle Betterway face à une concurrence issue de cet univers-là.

Pour accompagner la croissance des débuts, accélérer le rythme et bénéficier de ce marché naissant du forfait mobilités durables (FMD), l’entreprise a rapidement levée des fonds. Profitant « d’environ deux ans d’avance sur la concurrence » et devenue une fintech, Betterway a ainsi pu poursuivre le développement de services de type bancaires. « Betterway a sorti un IBAN pour réaliser des prélèvements automatiques sur les comptes FMD des salariés car beaucoup de services de mobilité sont proposés sur abonnement et non à l’acte, à l’unité », précise Denis Saada.

Continuer à « externaliser la mobilité dans les entreprises » et aller chercher les ETI

« L’objectif, l’intérêt de Betterway, est d’externaliser la mobilité dans les entreprises : les classiques trajets domicile-travail mais aussi l’ensemble de la mobilité en entreprise, rappelle le co-fondateur de l’entreprise, qui s’appuie sur une vingtaine de salariés. Tout a changé, a évolué ces dernières années : les vélos et trottinettes électriques sont apparus dans l’espace public et privé, le covoiturage – naissant – s’est développé, peu d’engins partagés étaient disponibles, ce n’est plus le cas. La mobilité des salariés, c’était soit les transports en commun, soit la voiture individuelle imposant alors le calcul des indemnités kilométriques pour ceux ne disposant pas de véhicule de fonction. Aujourd’hui, il y a une individualisation de la mobilité et différents usages et besoins clairement identifiés ».

D’ailleurs, Betterway ne s’adresse pas qu’aux jeunes entreprises ou à celles, de taille plus confortable, qui souhaitent rajeunir leur image en surfant sur cette vague des nouvelles mobilités. Oui, « les grandes entreprises comme Axa, KPMG, BPI France, France Télévisions, la Caisse d’Épargne sont celles qui ont été les plus actives, dans la mise en œuvre du forfait mobilités durables, reconnaît Denis Saada. Cela s’explique car dans ces grands groupes, la gestion de la mobilité est de plus en plus complexe et chronophage : les difficultés sont proportionnelles à leur taille. » En forte croissance, Betterway entend accroître sa présence dans les entreprises de taille intermédiaires peut être plus réceptives d’ailleurs au crédit mobilité qu’au FMD.

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