Chereau souhaite garder le cap d’une nécessaire mutation

Jean-Marc Gervasio
Chereau souhaite garder le cap d’une nécessaire mutation

© Chereau

C’est dans le cadre d'une tourmente économique peu commune que le concepteur et fabricant de remorques à température dirigée dresse un bilan de l’année écoulée et se projette dans l’exercice 2022 avec la volonté de réaliser le plus rapidement possible la transition énergétique de son industrie et de ses produits pour un transport plus vertueux pour l’environnement.

En dressant le bilan de l’année écoulée, le constructeur français de remorque ne peut éviter de relater les problèmes de hausses des matières premières rencontrées par l’entreprise comme par l’ensemble de la filière. Depuis mars 2021 et en s’accélérant progressivement les mois suivants, c’est l’ensemble des matériaux qui rentrent dans la fabrication d’une remorque Chereau qui sont touché par une augmentation fulgurante et inédite. La résine qui voit son prix au kilo doublé en quelques semaines mais également le bois, le métal et la mousse polyuréthane dont les prix s’envolent doivent désormais être intégrés dans le coût de production du constructeur. Notons que la matière représente 65% du coût de revient d’une remorque et que ces hausses se répercutent sur le tarif du constructeur à raison de plus 20% soit un surcout de l’ordre de 8 à 9 000 euros sur un véhicule livré.

Parallèlement à cela et durant cette même période l’entreprise normande a également dû faire face à un problème majeur d’approvisionnements générant des surcoûts et des retards de livraisons avec aucune visibilité fiable à court et même long terme. Le constructeur a même dû fermer ses ateliers durant plusieurs jours faute de pouvoir disposer des systèmes de freinage EBS.

Aujourd’hui pour faire face à ce frein de production que représentent ces approvisionnements aléatoires, Chereau a pris le parti de continuer à produire et de mettre en grande partie sa production en « stand by » et la stocker en attendant les précieux composants de freinage. Ce choix statégique pour le constructeur carrossier lui impose un investissement de 450 000 euros pour engager une infrastructure suffisante pour immobiliser un parc de remorques semi-finies d’une valeur estimée à 20 millions d’euros.

Reste qu’en 2022, même s’il est ralenti pour les nombreuses raisons exposées, Chereau souhaite poursuivre son plan de développement produit. Celui-ci va passer par la préparation de l’industrialisation des différentes technologies présentées au dernier salon Solutrans. Pour mener à bien ce virage stratégique que l’entreprise compte entreprendre, elle met en place un plan de recrutement ambitieux mais nécessaire. 100 postes sont ainsi à pourvoir dont certains spécialisés dans les nouvelles énergies comme le solaire ou l’hydrogène. Pour la grande majorité des postes à pourvoir ce sont des chaudronniers, des carrossiers, des mouleurs/stratificateurs, des peintres industriels, des électromécaniciens, des frigoristes qui sont vivement attendus chez le carrossier constructeur.

Nous vous recommandons

Volvo Trucks introduit de l'acier sans énergie fossile dans ses camions électriques

Volvo Trucks introduit de l'acier sans énergie fossile dans ses camions électriques

Volvo Trucks devient le premier constructeur à utiliser de l'acier sans énergie fossile dans ses poids lourds.Les poids lourds électriques de la marque Volvo Trucks seront les premiers à utiliser de l'acier sans énergie fossile, produit...

25/05/2022 | Environnement
Kuehne+Nagel noue un partenariat avec Adidas

Kuehne+Nagel noue un partenariat avec Adidas

Un attelage Toyota, Air Liquide et CaetanoBus sur la mobilité hydrogène

Un attelage Toyota, Air Liquide et CaetanoBus sur la mobilité hydrogène

Daimler Truck AG devient partenaire de Manz pour la production et l'assemblage de batteries lithium-ion

Daimler Truck AG devient partenaire de Manz pour la production et l'assemblage de batteries lithium-ion

Plus d'articles