Citroën C5X : la familiale à la croisée des mondes

Yelen BONHOMME-ALLARD

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Citroën C5X : la familiale à la croisée des mondes

© Citroën

Au sein d’un groupe tel que Stellantis, il n’est pas toujours évident de trouver sa place tout en conservant son identité. Citroën a réussi le pari avec la C5X qui conjugue confort et élégance, mais qui signe surtout le retour de la marque tricolore sur le segment D cinq ans après l’arrêt de la C5.

Avec ce modèle aux lignes singulières, Citroën revient sur le segment des grandes routières. « Certainement pas parce que c’est un segment en pleine croissance », admettait le patron de la marque, Vincent Cobée. Selon ce dernier, ce modèle qui se situe à la croisée de trois typologies (berline, break et SUV), entend se positionner comme une alternative aux SUV. Leurs propriétaires sont d’ailleurs la cible clients : « Tant pour des raisons de passage de mode, mais aussi de sensibilité environnementales, nous sommes convaincus que le SUV va continuer d’exister, mais va certainement atteindre son plateau et décroître. Donc ce genre d’offre est particulièrement attractive pour ce genre de clients ».

Fabriquée dans l’usine Dongfeng-Citroën de Chengdu, la C5X sera commercialisée dans une quarantaine de pays, dont l’intégralité des marchés européens. La Chine a ouvert le bal en septembre dernier, enregistrant pour l’heure 12 000 commandes et 10 000 livraisons. « Ces ventes nous ont permis de doubler notre volume sur ce territoire l’année dernière, poursuit le dirigeant. Si je compare avec les lancements des segments équivalents du groupe au cours des dernières années, nous avons réalisé cinq fois le volume en deux tiers du temps, c’est-à-dire sur les six premiers mois de lancement. Historiquement, le segment D chinois est trois fois plus gros que le segment européen ».

Pour le marché national, le constructeur tricolore, comme à son habitude, n’a évidemment pas communiqué d’objectifs de ventes. Les seuls chiffres connus sont ceux de la grille tarifaire qui oscille entre 32 900 et 42 500 euros pour le bloc essence Pure Tech (130 ou 180 chevaux) et de 44 950 à 49 550 euros pour la version hybride rechargeable (225 chevaux). Cette dernière est dotée d’une batterie de 12,4 kWh, logée sous le plancher, qui assure une autonomie électrique de 55 kilomètres selon la norme WLTP.

Le confort avant tout

Avec ses 4,80 mètres de long, la C5X en impose et revendique un caractère bien affirmé et singulier. L’expression « on aime ou on déteste » prend tout son sens. Nous on aime. Les lignes sont élégantes, la ligne de toit est dynamique et la posture est surélevée grâce notamment à l’intégration de grandes roues. À l’avant, la signature lumineuse emprunte au nom du modèle la forme du X. Le premier étage se compose d’une fine barre horizontale reliée de part et d’autre par une bande chromée qui dessine le logo aux deux chevrons. À l’arrière, difficile de ne pas remarquer l’intégration d’un double béquet qui encadre la lunette arrière.

Dans l’habitacle, beaucoup moins impressionnant que la partie carrosserie, l’espace prime grâce notamment à son empattement de 2 785 mm de long. À cela vient s’ajouter le confort de conduite garantit par les suspensions Advanced Comfort à butées hydrauliques progressives (sur le moteur thermique), tandis que la version hybride rechargeable hérite en première mondiale la suspension active Citroën Advanced Comfort. Sur la route, l’effet tapis volant souhaité par la marque est bien présent pour le plus grand bonheur du conducteur. Côté sellerie, rien à dire. Le C5X continue la tradition en héritant des sièges Advanced Confort. Le confort est également favorisé grâce au travail accordé à l’acoustique. Si le silence règne à bord de la version hybride rechargeable, même sous une pluie battante, le passage des rapports sur la version thermique ne laisse pas la même impression. Par ailleurs, le choix des matériaux est simpliste et les designers semblent s’en être donné à cœur joie en intégrant le symbole du chevron dans les surpiques du tableau de bord par exemple. Il faut avoir l’œil.

L’écran tactile de 12 pouces est intuitif et lisible, comparé à celui des compteurs. Il suffit de faire glisser le menu latéralement avec les doigts pour découvrir tous les réglages. L’écran surplombe les deux rangées d’aération ainsi que les commandes de la ventilation (vrais boutons). Le sélecteur de la boîte de vitesses est le même que sur la C4. Le volant est, lui, un peu petit. L’affichage tête haute est un excellent allier pour le conducteur puisqu’il affiche les principales informations comme la vitesse, limitation de vitesse, messages d’alerte etc. Enfin côté rangement, le coffre de la familiale peut contenir un volume de chargement de 485 litre sur la déclinaison hybride et de 545 litres pour les versions à essence. Des poignées directement intégrées dans le coffre permettent de faire basculer la banquette arrière. En somme, cette familiale présente toutes les prestations pour avaler les kilomètres et conquérir la clientèle des SUV.

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