Convention citoyenne pour le climat : haro sur l'automobile

Christophe CARIGNANO
Convention citoyenne pour le climat : haro sur l'automobile

Convention citoyenne pour le climat : haro sur l'automobile

Alors que l’économie française se remet péniblement de la crise sanitaire Covid-19, l’agenda du gouvernement comprenait, depuis de longs mois, la remise du rapport de la Convention citoyenne pour le climat (CCC).

Une légitimité très limitée

Pour rappel, la CCC est composée de 150 citoyens français, tirés au sort, en charge de préparer des propositions pour lutter contre le réchauffement climatique planétaire. Même s’il est trop tard de discuter, sur la forme, de la légitimité d’une telle assemblée par rapport aux élus et représentants de la nation, on peut tout de même s’inquiéter très fortement du basculement de notre démocratie vers un peuple non élu et non représentatif.

Refermons cette parenthèse... Cette fameuse Convention s’est réunie ce week-end des 20 et 21 juin 2020 dans le cadre du Conseil économique et social pour procéder au vote des 150 propositions imaginées depuis plusieurs mois. Une seule proposition n’a finalement pas été retenue : celle concernant la réduction du temps de travail à 28 heures par semaine ! La CCC a ainsi présenté un total de 149 propositions au gouvernement le dimanche 21 juin.

Haro sur l’automobile

On retiendra que l’une des propositions phares de cette Convention vise tout simplement à modifier la Constitution française pour y inclure la protection de l’environnement. Une modification qui ne serait pas sans conséquences. A l’article 1 de la Constitution, il s’agit en effet d’ajouter la phrase : "La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique".

Plusieurs propositions concernent évidemment la voiture individuelle dont la Convention souhaite en définitive une interdiction pure et simple dès 2025 pour les véhicules émettant plus de 110 grammes de CO2/km.

Dans ce catalogue anti-voitures, on retrouve des propositions comme :
- Renforcer le bonus-malus sur les véhicules, aides à la location longue durée et prêts à taux zéro pour l’achat de véhicules propres, interdiction dès 2025 de la vente de véhicules neufs très émetteurs (+110 gr CO2/km),
- Interdire les centre-villes aux véhicules les plus polluants, limiter la vitesse sur autoroute à 110 km/h.
- Suppression progressive des avantages sur le gazole pour transports routiers, avec des aides pour transformer les flottes.

Autre proposition déjà soumise sous forme d’amendement dans le dernier PFL 2019 mais finalement rejetée : l’interdiction de la publicité sur les produits polluants dont l’automobile.

Reste à savoir ce que le gouvernement et le Président de la République feront de ce catalogue anti-voitures dans un contexte de reprise économique obligatoire pour la filière automobile.

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