Cote d'amour des constructeurs : le palmarès de l'édition 2022

Christophe CARIGNANO
Cote d'amour des constructeurs : le palmarès de l'édition 2022

© Frédéric Deligne

Lors de la première journée de #CONNECT Distribution, le 8 novembre, Auto Infos, en partenariat avec la branche des concessionnaires VP de Mobilians, a révélé le palmarès 2022 de l'étude menée par Leads Machine. Dans un contexte difficile pour les réseaux de marque, les concessionnaires ont plébiscité la proximité et la qualité de la relation avec leur constructeur. À ce jeu, Mini pointe à la première place.

La 27e édition de la Cote d’amour des constructeurs de la branche VP de Mobilians se déroule à nouveau dans un contexte de crise (Covid-19, pénurie de semi-conducteurs, sans oublier la guerre en Ukraine). Ces différentes crises ont un impact au niveau de la livraison des véhicules. À fin septembre, le marché automobile VP français affichait une forte baisse de 11,77 % par rapport à 2021. Le marché ne parvient plus à retrouver ses volumes d’avant-crise, à savoir ceux de 2019. Le marché des particuliers est le plus impacté par cette situation conjoncturelle inédite. En même temps, la décision de ne plus commercialiser des voitures thermiques en 2035 au niveau européen accélère la transformation des produits vers le 100 % électrique. À cela s’ajoute la mise en place de ZFE-m dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants dans les deux prochaines années. Le tout parachevé, à partir de cette fin d’année, par les premières signatures des contrats d’agence pour les réseaux de distribution. Autant de raisons d’engager une mutation accélérée d’un business model automobile qui existe depuis plus de vingt ans. Les activités véhicules d’occasion et après-vente semblent être au centre du jeu et cœur des préoccupations des distributeurs automobiles.

Palmarès général : Mini grand gagnant devant Volvo et BMW

Sur la deuxième place du podium l’an passé derrière Suzuki, Mini l’emporte cette année avec une note de 6,98/10. La note baisse toutefois de 0,5 point par rapport à la précédente étude. À la deuxième place, on retrouve Volvo (la marque fait un bond de trois places). BMW complète ce podium 2022 et remonte de quatre places par rapport à 2021.

On retrouve ensuite à la quatrième place Toyota (gagne deux places), Renault (bond de six places), Suzuki (chute de cinq places), Dacia (perd trois places), Kia (plonge de cinq places), Skoda (gagne trois places) et Mercedes (stable). De la onzième à vingtième place, on retrouve Nissan qui fait un bond de sept places, Volkswagen qui remonte de quatre places, Seat/Cupra qui en perd cinq, Audi qui en gagne trois, Hyundai (stable), Peugeot qui en perd deux, Mitsubishi qui remonte de cinq places, Honda qui en gagne trois, Ford qui en perd six et Opel qui remonte de trois places. Les huit dernières places du classement sont occupées par MG (nouveau dans le classement avec une note de 4,81/10), Mazda qui perd treize places, Fiat qui en gagne trois, Jeep qui en perd cinq, Citroën qui recule d’une place, DS qui perd également une place, Jaguar Land Rover qui en perd sept et, enfin, Alfa Romeo qui perd une place.

Classement des généralistes : Toyota devant Renault et Suzuki

Parmi les constructeurs généralistes, Toyota reprend la première place. Sur le podium on retrouve Renault et Suzuki. La suite de ce classement se compose comme suit : Dacia, Kia, Skoda, Nissan, Volkswagen, Seat/Cupra, Hyundai, Peugeot, Mitsubishi, Honda, Ford, Opel, MG, Mazda, Fiat, Jeep et Citroën.

Classement premium : Mini devant Volvo et BMW

Au niveau des marques premium, Mini conserve la première place devant Volvo et BMW, respectivement deuxième et troisième en 2021. On retrouve ensuite : Mercedes-Benz, Audi, DS, Jaguar Land Rover et Alfa Romeo.

Podium endurance : Mini reste devant Volvo et Suzuki

Au niveau du classement du podium endurance, qui reprend les moyennes des constructeurs sur les six dernières années, Mini conserve une confortable avance sur ses concurrents avec une moyenne de 6,78/10. Suivent sur le podium les marques Volvo et Suzuki. Toyota et BMW occupent respectivement la quatrième et la cinquième de ce classement.

La note générale repart à la hausse

La notation générale de cette nouvelle Cote d’amour des constructeurs est en hausse (5,3/10 contre 5,18/10 l’an passé). Cette note générale traduit un regain d’activité au niveau des prises de commandes notamment même si les livraisons ne sont pas réalisées.

La note globale ressentie en hausse

Parallèlement à l’étude des différents critères, cette enquête permet d’attribuer une note générale sur le ressenti du distributeur vis-à-vis de son constructeur. En principe, cette note était bien meilleure que la note moyenne par catégorie. Cette année, cette note est de 5,67/10 contre 5,04/10 l’an passé. La note ressentie revient cette année dans la norme des précédentes études.

Les motifs de satisfaction : le VO en tête

Parmi les motifs de satisfaction des concessionnaires interrogés, on retrouve la vente de VO (31 %), devant l’activité de réparateur agréé (19 %), la vente de pièces de rechange (17 %), les conditions financières et primes accordées par le constructeur (17 %) et la vente VN (16 %).

Les motifs d'insatisfaction : la vente VN

Parmi les motifs de mécontentement, on retrouve en tête la vente VN (36 %), l’activité de réparateur agréé (24 %), la vente de pièces de rechange (16 %), les conditions financières et primes accordée par le constructeur (12 %) et la vente de VO (11 %).

Questions complémentaires à l’étude 2022 : beaucoup d’inquiétudes

  • Votre constructeur a-t-il adapté ses objectifs et sa grille de rémunération suite à la crise d’approvisionnements ?
    Les réponses sont partagées à 50-50.

  • Votre constructeur envisage-t-il une modification importante de vos relations contractuelles ?
    Oui pour 64 % des concessionnaires.

  • Le modèle contractuel envisagé par le constructeur à l’échéance 2023 est pour vous ?
    Il est déséquilibré pour 68 % des répondants.

  • Comment jugez-vous les équipes et les interlocuteurs que vous avez chez votre constructeur ?
    34 % des répondants sont satisfaits.

  • Quel est votre niveau de confiance dans l’avenir de votre marque sur le territoire français ?
    Ce niveau de confiance s’établit à 49 %.

  • Comment jugez-vous l’accompagnement (technique et humain) de votre constructeur dans l’adaptation aux évolutions technologiques, en particulier celles liées à l’électrification et l’électromobilité ?
    La note moyenne des répondants est de 6,01/10.

  • Comment jugez-vous la logique de développement avec la marque ?
    50 % répondent la « volonté de croître », 35 % pensent à la « volonté de se stabiliser » et 15 % souhaitent « se retirer ».

  • La plupart des constructeurs imaginent le futur de la distribution digitale et le développement des ventes directes.
    Ces annonces semblent équilibrées pour 44 % et déséquilibrées pour 56 %.

  • Le constructeur a-t-il une vision claire du digital ?
    C’est « non » pour 6 % des personnes interrogées.

Nous vous recommandons

Le groupe Gemy compte reprendre des sites Citroën et DS au groupe Colbert

Le groupe Gemy compte reprendre des sites Citroën et DS au groupe Colbert

Le groupe Gemy Automobiles s'est porté candidat pour reprendre des sites Citroën et DS appartenant au groupe Colbert. Avec ces acquisitions, l'opérateur lavallois entend se renforcer en Bretagne où il officie déjà avec les marques des...

Le groupe Maggi distribue les vélos électriques Michael Blast

Le groupe Maggi distribue les vélos électriques Michael Blast

Lamborghini ouvre un showroom renouvelé à Prague

Lamborghini ouvre un showroom renouvelé à Prague

Stellantis précise le calendrier de ses futurs contrats de distribution

Stellantis précise le calendrier de ses futurs contrats de distribution

Plus d'articles