Dacia Spring : le printemps de l'électrique ?

Frédéric MARTY

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Dacia Spring : le printemps de l'électrique ?

Dacia Spring : le printemps de l'électrique ?

Dacia lance les précommandes de sa première voiture électrique. Baptisée Spring, cette citadine mise sur un rapport tarif/prestations inédit dans le domaine de l’électrique pour ouvrir cette motorisation au plus grand nombre. Ses résultats commerciaux pourraient donner un indice sur l’acceptation de la propulsion électrique en France.

Dacia veut révolutionner la propulsion électrique avec Spring. Première voiture 100 % électrique de la marque, cette citadine mise sur un rapport prix/prestations inédit en Europe sur ce type de propulsion. Avec un prix de base de 12 403 euros bonus écologique déduit (16 990 euros avant bonus), Spring est la voiture électrique la plus abordable du marché. Pour mémoire, un véhicule comme la Citroën Ami évolue dans une autre catégorie, puisqu’elle est considérée comme un quadricycle à moteur électrique, limité à 45 km/h. La Spring est une vraie voiture, capable d’accueillir quatre personnes et des bagages. Cependant, avec une autonomie de 230 kilomètres en cycle combiné WLTP, elle ne se destine pas aux grands départs estivaux. La marque a conçu la Spring comme une voiture des déplacements quotidiens. Une utilisation qui rassemble une cible très large, comme l’explique Sylvain Coursimault, directeur marketing France de Dacia. « Il y a 15 millions de foyers en Europe qui utilisent leur voiture dans leurs déplacements quotidiens, dont 2 millions en France. Ils parcourent en moyenne 30 kilomètres par jour et il s’agit souvent de la deuxième voiture du foyer ». Ces automobilistes figurent au premier rang des acquéreurs potentiels de Spring. « Ils possèdent souvent un véhicule en fin de vie et passeraient bien à l’électrique mais ils hésitent encore, notamment par rapport au prix », poursuit le directeur marketing. Dacia veut proposer une solution crédible à ces « intentionnistes ». « La Spring aura le coût total de détention le plus bas du marché. Nous voulons réellement lever un frein au développement de l’électrique », affirme-t-il. La marque ne donne aucun objectif de vente mais voit sa Spring comme sa « troisième révolution, après Logan et Duster ». Sans aller jusqu’au terme de révolution, cette citadine électrique possède de sérieux atouts pour convaincre.

L’électrique à prix plancher

Dacia a appliqué ses méthodes habituelles pour adapter au marché européen la Renault K-ZE, commercialisée en Chine depuis 2019. Une allure moderne de crossover dans des formes simples et un équipement qui tire un trait sur le superflu. Ainsi, la firme propose deux niveaux de finitions pour les particuliers et une version Business pour les entreprises. Les tarifs, bonus déduit, s’élèvent à 12 403 euros pour l’entrée de gamme Confort, à 13 498 euros pour le deuxième niveau Confort Plus et 12 264 euros pour la Business. Les précommandes ouvertes le 20 mars sur Internet permettront aux premiers clients d’être livrés à l’automne prochain, avec une carte de recharge gratuite à la clé. Les personnes intéressées pourront essayer le véhicule dès cette période dans les 500 points du réseau primaire Dacia. Ils pourront finaliser leur précommande avec un vendeur. Pour coller à la demande des clients, des formules locatives pour les particuliers débutent à 89 euros pour la Confort et 94 euros pour la Confort Plus. Des propositions tarifaires abordables, rendues possibles grâce à un élément clé : la masse du véhicule.

Le régime Spring

Au-delà de son allure dans l’air du temps, la Spring doit ses qualités à un poids total de 970 kg. Une légèreté qui se ressent au volant et rend la voiture amusante à conduire malgré une puissance limitée à 33 kW, soit l’équivalent de 44 chevaux. Le couple de 125 Nm disponible dès le démarrage, associé à ce poids réduit, permettent des accélérations convaincantes. La circulation en ville ne pose aucun problème et les insertions sur voie rapide n’effraient pas le conducteur. Seules les reprises sur ces mêmes voies rapides montrent les limites du véhicule. Un exercice pour lequel il n’a pas été conçu… La position de conduite étonnera au premier abord, avant que le conducteur ne s’y habitue, tout comme les pneus exotiques et une suspension parfois raide. Des petits défauts qui se feront oublier au quotidien.

Le pari gagné d’une masse globale maîtrisée engendre un cercle vertueux. Le poids limité permet de recourir à un petit moteur électrique, à une petite batterie de 27,4 kWh et à des éléments périphériques modestes. Une bataille quotidienne, gagnée grâce à un régime imposé chaque semaine par la direction technique de la marque. Même si les décennies et les technologies se succèdent, le poids reste bien l’ennemi. Dacia l’a vaincu avec Spring et cette victoire technique pourrait bien aider la marque à récolter des lauriers sur le terrain commercial.

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