Des applis qui facilitent la vie

Jean-Philippe Arrouet

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Des applis qui facilitent la vie

Des applis qui facilitent la vie

En l’espace de deux ans, les constructeurs automobiles ont tous développé des applications mobiles destinées aux conducteurs. Objectif : apporter des services qui simplifient l’utilisation quotidienne de la voiture et dont les fonctionnalités ne cessent de s’étoffer.

« Au pied ! » Pourra-t-on bientôt siffler sa voiture préférée comme son fidèle compagnon à quatre pattes ? Ce n’est pas tout à fait une réalité mais on s’en rapproche grâce aux applications concoctées par les constructeurs automobiles. Elles se montrent déjà capables de venir à la rescousse d’un conducteur ayant oublié sur quelle place de parking il a stationné sa voiture. Le smartphone géolocalise le véhicule avant de déclencher un guidage piéton sur Google Maps jusqu’à l’emplacement. Comme beaucoup d’autres, ce service a été rendu possible par la présence à bord d’une carte SIM et d’un modem 4G. Une fois cette architecture technique en place, les constructeurs n’ont plus qu’à développer des logiciels qui s’intègrent dans le système d’info-divertissement et de navigation du véhicule. Ce qui explique que chaque nouveau modèle, voire chaque millésime, apporte son lot de nouveautés. Chez Hyundai, Bluelink est apparu en août 2019 sur la Ioniq. L’application offre une ribambelle de fonctions : l’information sur la météo, le trafic, la localisation des stations et leurs tarifs, la disponibilité des places de stationnement, le verrouillage/déverrouillage des portières à distance, des alertes, des données sur les trajets effectués, etc. Un an plus tard, le lancement de la nouvelle i30 s’est accompagné d’une mise à jour permettant, notamment, de guider l’utilisateur sur les derniers mètres à pied une fois sa voiture garée, ou encore de sauvegarder ses préférences pour les transférer sur un autre modèle de la marque.

Des assistants incontournables

Souvent gratuites, ces applications reposent sur un modèle qui profite aux constructeurs comme aux conducteurs. Les premiers apportent du service tout en resserrant les liens entre leur réseau et les clients. La plupart des applis remontent en effet des informations sur l’état du véhicule avec des alertes de maintenance et elles permettent de prendre rendez-vous en atelier. Avec My Renault, les clients du Losange peuvent même demander un devis ou bénéficier d’offres personnalisées.
Quant aux conducteurs, ils trouvent leur intérêt à ces applications « couteaux suisses » qui simplifient l’utilisation quotidienne de leur véhicule. Elles jouent même les anges gardiens en cas de problème. Au sein de FCA, les applications de Jeep (My Uconnect) et d’Alfa Romeo (My Alfa Connect) détectent des mouvements parasites du véhicule en stationnement et alertent d’une possible tentative de vol. De son côté, Kia, avec UVO Connect, rappelle au conducteur distrait qu’il a oublié de verrouiller les portes, de fermer les fenêtres ou de couper le contact, avant de s’éloigner de sa voiture. Quant à PSA, les applications My Citroën et My Peugeot proposent même de rassurer le client fébrile dans l’attente d’une dépanneuse en lui permettant d’en suivre la progression sur une carte.

Le coup de boost de l’électrique

Chez Ford, en 2019, trois clients sur quatre avaient téléchargé l’application Ford Pass, apparue pourtant deux ans auparavant seulement. Son succès est notamment porté par l’électrification de la gamme. Pour tous les constructeurs, les motorisations hybrides ou électriques ont fait entrer leurs clients dans un écosystème complexe : gestion de la recharge, mesure de l’autonomie restante, apprentissage de nouveaux modes de conduite pour économiser l’énergie… D’où la nécessité d’une application pour les accompagner. Chez Fiat, les clients de la nouvelle 500, 100 % électrique, peuvent compter sur My Easy Charge pour les guider dans le repérage des bornes et leur disponibilité dans un rayon correspondant à l’autonomie restante. Mais, la plupart des constructeurs ont choisi d’intégrer les services propres aux véhicules électrifiés dans une application généraliste. Ainsi, chez Toyota, My T, gère des fonctions telles que l’entretien, le guidage en porte à porte, mais également la programmation d’un horaire pour lancer la recharge ou le préchauffage de l’habitacle (afin de ne pas solliciter la batterie en roulant).

Appli boutique

Du côté des premium allemands, les applications conducteurs deviennent également un moyen d’accéder aux options. Il est en effet possible d’acheter en ligne des équipements qui ne nécessitent aucun montage mécanique. Il s’agit de fonctionnalités installées en usine mais inactives puisque le client ne les a pas souscrites en commandant sa voiture. Chez BMW, le conducteur peut se surclasser en s’offrant des feux de route anti-éblouissement, une suspension adaptative ou encore un régulateur de vitesse actif. Du côté de la marque à l’étoile, l’application Mercedes Me 2020 permet de suréquiper tous les modèles de la gamme. Une possibilité qui pourrait ouvrir une brèche dans les règles parfois strictes des car policies. Mais la marque rappelle qu’il est possible de désigner un utilisateur maître et d’autres secondaires, dont les droits d’accès seront restreints. Si l’entreprise décide d’autoriser ses collaborateurs à commander des options avec l’application, leur compte bancaire personnel sera débité Quant à l’état des lieux au moment de la restitution du véhicule, il ne tiendra aucun compte de ces ajouts puisqu’ils n’auront pas été intégrés dans la commande initiale ni le loyer. Chez Audi, les options, accessibles a posteriori (via My Audi), peuvent même se volatiliser avant que la voiture ne soit rendue. Ce service, qui vient d’être lancé sur huit modèles, permet de louer des équipements pour une durée comprise entre un mois et trois ans. De quoi profiter des sièges chauffants ou de l’éclairage matriciel pendant la durée d’utilisation de sa voiture de fonction avant de la restituer sans laisser de trace.

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