Distributeurs : des marges à récupérer

Saïda DJERRADA
Distributeurs : des marges à récupérer

Distributeurs : des marges à récupérer

Les distributeurs de pièces détachées ont dû faire face, depuis quelques années, à une baisse de leur marge due à une guerre des prix lancée par des acteurs dont ce n’est pas le cœur d’activité. Comment ont-ils fait pour améliorer leur profitabilité et pallier le manque à gagner ?

Les distributeurs ont dû faire face ces dernières à de nombreux acteurs dont les pièces détachées n’étaient leur cœur d’activité historique : Internet, constructeur, centres-auto, pneumaticiens… Dans ce contexte, difficile de maintenir les marges auparavant pratiquées. Et pourtant les distributeurs ont réussi à se maintenir plus ou moins à flot grâce à diverses pratiques. Des distributeurs ont justement donné les clés de leur maintient lors de la table ronde du dernier CDA (Club de la distribution automobile) de la Feda, dont le sujet était : « Comment trouver des gains de production ? ».

Volume et fidélisation

« On a fait une veille tarifaire sur Internet pour s’aligner sur les prix » explique Thierry Michel, P-DG d’Autodistribution Fradis. Selon ce dernier et ses confrères, en deux ans les distributeurs ont dû réduire drastiquement leur marge et récupérer, leur profit grâce aux volumes. « Il est indispensable d’adhérer à un grand groupement désormais pour jouer sur les volumes pour compenser les marges » ajoute Jean-Philippe Gobert, adhérent Précisium. « De notre côté, on a compensé les marges avant par les RFA fournisseurs » détaille Thierry Michel. « Effectivement, en ce qui concerne les RFA fournisseurs, ce qu’on perd d’un côté, on le récupère de l’autre mais au-delà pour accompagner la nécessité d’avoir d’importants volumes d’achat, il faut aussi jouer sur le service » renchérit Romain Potron adhérent de Groupauto.

Les distributeurs ont en outre égrené les solutions mises en place pour continuer à réaliser des profits : baisse de la masse salariale, contrats d’engagement de commande, lancement sur de nouvelles gammes de produits, diminution du stock dans les petites structures pour s’appuyer sur les grandes plate-formes de groupement, etc.

« On a subi sur les 5 dernières années une baisse constante de nos marges mais cela tend à se stabiliser depuis un ou deux ans » constate Romain Potron. Et les chiffres de l’industrie et pièces automobiles sont plutôt optimistes. « Les stocks sont reconstitués cela montre une confiance certaine des acteurs de ce secteur d’activité. Par ailleurs l’on relève une légère amélioration des trésoreries » note Bernard Bruneaux, vice-président de la FEDA. Ainsi au troisième trimestre l’activité des pièces automobiles a augmenté de 2 %.

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