Électromobilité : la Feda interpelle Emmanuel Macron

Électromobilité : la Feda interpelle Emmanuel Macron

Au 31 juillet, on comptait 67 000 bornes ouvertes au public en France, soit 99 points de recharge pour 100 000 habitants.

Face à un gouvernement déterminé et peu ouvert au dialogue, la Feda a choisi la presse pour faire passer ses messages et son point de vue sur la transition vers le véhicule électrique qu'elle juge trop précipitée.

Par une lettre ouverte publiée dans la presse nationale le 11 septembre, la Feda, fédération qui défend les intérêts des distributeurs de pièces détachées cherche à alerter le chef de l’État sur les risques d’une conversion trop rapide au tout-électrique. Elle appelle à concilier l’urgence écologique avec l’impératif d’une mobilité durable pour tous.

Pour rappel, en juin dernier, le Parlement européen a voté l’interdiction des ventes de véhicules thermiques neufs à partir de 2035. Les autres motorisations – thermiques et hybrides – seraient donc proscrites. Une telle mesure avancerait de cinq ans l’échéance fixée en France par la loi d’orientation des mobilités. Pour la Feda, cette accélération du calendrier n’est pas soutenable pour de multiples raisons.

Déploiement trop lent des bornes de recharge

Le déploiement des bornes de recharge demeure à ses yeux trop lent et l’objectif fixé par le président de la République de 100 000 bornes installées 2021 n’a pas été atteint. Au 31 juillet, on comptait 67 000 bornes ouvertes au public en France, soit 99 points de recharge pour 100 000 habitants. Si la progression du nombre de points de recharge est régulière, elle est loin d’être exponentielle.

« En outre, le passage à l’électrique sera très difficile ou impossible pour des millions de Français des classes moyennes et populaires, compte tenu du coût de ces véhicules. Ces ménages pourraient, dans bien des cas, se trouver évincés des métropoles qui se dotent de zones à faibles émissions », alerte la Feda.

La fédération estime qu’avec la période de grande incertitude qui s’est ouverte en matière de sécurité d’approvisionnement et de coût de l’énergie électrique, il semble inconcevable d’organiser la bascule totale du parc automobile neuf vers l’électrique d’ici à 2035. Elle pointe aussi le risque stratégique de dépendance « majeure » vis-à-vis de la Chine d’où proviennent la majeure partie des batteries « tant que l’Europe ne se sera pas dotée d’une capacité de production significative, et alors même que nous tentons de réduire notre dépendance aux énergies fournies par la Russie », explique-t-elle.

L’organisation appelle donc Emmanuel Macron à maintenir la trajectoire prévue par la LOM avec une fin des ventes de véhicules thermiques non pas en 2035, mais en 2040. « Ces cinq années ne sont pas un luxe mais une réelle nécessité pour réussir la transition vers l’électrique et éviter de créer les conditions d’une ségrégation sociale et spatiale supplémentaire en laissant des millions de Français sur le bord de la route », conclut-elle en menaçant d'une nouvelle crise sociale.

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