Essai - DS Automobiles DS 4 : premium à la française

Essai - DS Automobiles DS 4 : premium à la française

La ligne originale peut également être typée crossover ou sportive.

© Bernard Rouffignac / DS Automobiles

Absente du segment des compactes depuis 2018, DS Automobiles y fait son grand retour avec le lancement de cette seconde génération de DS 4. Si ce véhicule reprend le patronyme de sa devancière, tout, absolument tout, a changé. 

Le lancement d’une nouvelle DS est un événement. Marque indépendante depuis 2014, après avoir été une simple ligne de véhicules dans la gamme Citroën, la griffe premium de l’ex-groupe PSA avait présenté voilà quelques années déjà un ambitieux plan produit organisé autour de quatre modèles – un SUV compact (DS 7 Crossback), un SUV citadin (DS 3 Crossback), une routière (DS 9) et une compacte (DS 4) – dont certains éléments stylistiques ont été savamment dévoilés sur différents concept-car.

Dans le cas de cette nouvelle DS 4, c’est le concept DS Aero Sport Lounge qui donnait dès février 2020 un avant-goût du style de l’auto (calandre et signature lumineuse, épaules musclées, grandes roues, …). Comme ses récentes cousines, les Peugeot 308 III et Opel Astra VI, cette deuxième génération de DS 4 est bâtie sur une évolution de la plateforme EMP2. « Avant même de tracer le premier coup de crayon, nous avons travaillé durant deux années avec nos ingénieurs pour façonner la plateforme technique. Lorsque nous avons lancé le processus créatif, notre marge de manœuvre était exceptionnelle pour déployer un nouveau concept », explique Thierry Métroz, directeur du style de DS Automobiles.

Plus concrètement, cette EMP2 V3 comprend 70 % de pièces nouvelles et a nettement été allégée. De nouveaux procédés industriels ont permis de gagner 10 à 15 % de la masse des pièces concernées (pédalier, échappement, compresseur de climatisation, etc.). S’étirant sur 4,40 m (et bénéficiant d’un empattement de 2,67 m) pour 1,83 m de largeur et 1,47 m de hauteur, campé sur des roues de 19 à 20 pouces, le véhicule « est unique sur le segment [des compactes] avec des proportions jamais vues. La ligne est athlétique, très musculaire. Elle s’avère à la fois aérodynamique, efficiente et charismatique », développe encore le patron du style.

À noter qu’aux côtés de la berline, DS a décidé de commercialiser une déclinaison typée baroudeuse baptisée DS 4 Cross. Celle-ci se reconnaît aux badges apposés sur ses flancs mais surtout à ses barres de toit, ses boucliers teintés noir mat, l’encadrement des vitres et de la calandre noir brillant. Pour les amateurs de sports mécaniques, une version Performance Line au traitement extérieur plus sportif est également proposée.

Ergonomie revue

Une fois n’est pas coutume, l’habitacle de cette nouvelle DS 4 ne ressemble à rien de connu. Un gros travail a été effectué sur les notions de plaisir de conduite et de confort. Très concrètement, cela se traduit par un excellent maintien des sièges (aux selleries toujours soignées), une position de conduite facile à trouver, une répartition des commandes plus intuitive avec notamment le retour des lève-vitres à la portière, la migration des commandes de régulateur-limiteur de vitesse de la colonne de direction vers le volant, la présence de raccourcis physiques vers certaines fonctionnalités, etc.

L’interface homme-machine a également été repensée avec la présence, derrière le volant, d’un combiné d’instrumentation numérique de taille réduite (7 pouces), complété par un affichage tête-haute couleur de 21 pouces et une dalle tactile de 10 pouces dont l’utilisation a été pensée comme celle d’un smartphone avec des pages qui apparaissent en balayant l’écran ou via un glissement de doigt sur le pavé tactile DS Smart Touch placé entre les sièges avant. Mention spéciale à la nouvelle cartographie Tom-Tom au chargement rapide, aux graphismes modernes et la présentation épurée ainsi qu’à l’inédit système de chauffage et ventilation DS Air dissimulant les aérateurs de planche de bord pour une meilleure et discrète répartition du flux d’air. En revanche, s’il est agréable à manipuler et très bien réalisé, le nouveau sélecteur de vitesse de la boîte automatique pèche en ergonomie sur les versions hybrides rechargeables, où la fonction "brake" est trop peu identifiable (minuscule touche déportée) et intuitive à utiliser.

Motorisations à la carte

À son lancement, cette nouvelle DS 4 est proposée avec des motorisations thermiques – PureTech 130, 180 et 225 ch en essence, BlueHDi 130 ch en diesel – ainsi qu’en hybride rechargeable avec le bloc E-Tense 225. C’est cette dernière version dont nous avons pris le volant. Connu sous le capot des DS 7 Crossback et DS 9, ce bloc sied à merveille à cette compacte. Il rapporte confort et sérénité à bord, particulièrement lorsqu’on évolue en 100 % électrique, se montre énergique – mais parfois trop présent en sonorité – lors des fortes sollicitations et promet des consommations contenues (à condition de recharger son véhicule).

Le comportement très sain permet d’avaler les kilomètres sans sourciller, qu’importe le revêtement ou le type de routes empruntées. La direction précise et le train avant incisif sont appréciables, le surpoids engendré par les batteries (environ 240 kg de différence avec un PureTech 225 ch) moins. Reste enfin un paramètre de taille à prendre en compte : des tarifs qui reflètent bien le positionnement premium du véhicule. Si la gamme débute à 29 200 euros sur des véhicules manquant légèrement de charme (sellerie tissus, enjoliveurs de roues, suspension classique, etc.), elle culmine à 46 900 euros dans cette version, dont le TCO est nettement moins compétitif (la faute à des loyers élevés) que certaines concurrentes tout aussi premium.

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