Essai - Ford E-Transit : transition réussie

Antonin Moriscot
Essai - Ford E-Transit : transition réussie

© Ford Motor Company

Lancé dans l'électrification de sa gamme, Ford s'attaque aussi aux VUL, dont le Transit, qui devient E-Transit. 

Les véhicules utilitaires légers deviennent eux aussi branchés. Pour assurer l’accès des professionnels aux zones à faibles émissions (ZFE) à l’échelle européenne, le constructeur américain Ford a retravaillé son Transit. Toujours produit en Turquie, dans l’usine de Kocaeli, le grand fourgon reçoit donc une batterie de 67 kWh, autorisant jusqu’à 350 km d’autonomie.

Encapsulée dans un faux châssis elle est couplée au choix avec un bloc de 135 kW (184 ch) ou 198 kW (270 ch). Dans cette déclinaison, l’E-Transit devient alors le plus puissant fourgon jamais produit par Ford. Spécificité de cette version électrique, la motorisation placée sur l’arrière fait de ce VUL une propulsion. Attention toutefois : placé près du sol et non protégé, le moteur est particulièrement exposé. Gare aux trottoirs trop hauts et dos d’âne pris trop vite.

Bien vu, ce modèle zéro émission est proposé en fourgon, en châssis et en cabine approfondie. Trois longueurs et trois hauteurs figurent au catalogue pour un PTAC maxi de 4 250 kg. À noter que, contrairement aux équivalents thermiques, ces versions homologuées N2 peuvent être conduites avec un simple permis B.

Polyvalence assurée

Si Ford a tout fait pour ne pas perturber les caractéristiques techniques du véhicule, clé de sa polyvalence, la marque profite de l’électrification du modèle pour offrir davantage d’équipements. L’E-Transit reçoit ainsi le système SYNC 4 avec tablette tactile de 12 pouces. Très valorisant, réussi graphiquement et fluide, l’ensemble peut se révéler compliqué à manipuler, notamment en conduisant.

Sur route, le Ford E-Transit tire profit du couple généreux (430 Nm) délivré par son bloc électrique. Idéal pour évoluer chargé. À vide, le conducteur privilégiera des accélérations légères et progressives. Si l’électronique veille au grain, l’E-Transit peut se transformer en fusée.

La récupération d’énergie au freinage, pouvant être forcée via le sélecteur de vitesse, évitera à la cargaison de trop se balader et permettra de récupérer quelques kilomètres d’autonomie, même si celle-ci fond plutôt lentement. Quant à la recharge, avec son chargeur embarqué de 11,3 kW, l’E-Transit réclame 8,2 heures. Beaucoup moins sur une borne rapide. Capable de charger jusqu’à 115 kW, le VUL demande alors qu’une demi-heure pour passer de 15 à 80 % de batterie. Reste à composer avec des tarifs relativement salés, mais avec une autonomie aussi généreuse, le Ford E-Transit se démarque nettement de la concurrence.

Ford E-Transit Fourgon : la gamme, les prix (€ HT)
Version Puissance (ch) Puissance fiscale (CV CO2 (g/km) Tarif (€ HT)
E-Transit L3H2 350 135 kW Ambiante 184 ch NC 0 58 755 €
E-Transit L3H2 350 198 kW Ambiante 270 ch 15 CV 0 61 305 €
E-Transit L3H2 350 135 kW Trend Business 184 ch NC 0 60 670 €
E-Transit L3H2 350 198 kW Trend Business 270 ch 15 CV 0 63 220 €

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