[Essai] Les matchs de la rédaction - Citroën ë-C4 / Volkswagen ID.3 : compactes branchées

Antonin Moriscot

Technique et finances : 
Citroën ë-C4 Shine 

  • Prix : 38 000 € 
  • Moteur : électrique synchrone
  • Puissance maxi : 100 kW (136 ch)
  • Couple maxi : 260 Nm
  • Batterie : lithium-ion 46 kWh*
  • Autonomie élec. (mixte) : 350 km
  • Consommation : nc kWh/100 km
  • Émissions de CO2 (WLTP) : 0 g/km
  • Classe A, couleur : vert foncé
  • Poids : 1 541 kg
  • Bonus : 4 000 €

* Capacité nette (Brute : 50 kWh)

  • TVS : 0 €
  • Carte grise (92) : 195 €
  • Loi de roulage : 60 mois/50 000 km
  • Loyer financier : 438,86 €
  • Loyer global mensuel : 512,29 €
  • PKR.E : 0,56 €
  • TCO après IS : 464,86 €

Volkswagen ID.3 Pure Performance  

  • Prix TTC : 34 750 €
  • Moteur :  électrique synchrone
  • Puissance maxi : 110 kW (150 ch)
  • Couple maxi : 310 Nm
  • Batterie : lithium-ion 45 kWh *
  • Autonomie élec. (mixte) : 350 km
  • Consommation : 14,9 à 16 kWh/100 km
  • Émissions de CO2 (WLTP) : 0 g/km
  • Classe A, couleur : vert foncé
  • Poids : 1 706 kg
  • Bonus : 4 000 €

* Capacité nette (Brute : 48 kWh)

  • TVS : 0 €
  • Carte grise (92) : 241 €
  • Loi de roulage : 60 mois/50 000 km
  • Loyer financier : 412,55 €
  • Loyer global mensuel : 480,98 €
  • PKR.E :  0,52 €
  • TCO après IS : 433,55 €

Données au 01/01/22

[Essai] Les matchs de la rédaction - Citroën ë-C4 / Volkswagen ID.3 : compactes branchées

© Montage A&E

Bien avant l’arrivée de la Renault Mégane E-Tech Electrique, et en attendant les futures Peugeot e-308 et DS 4 E-Tense, la seule compacte française à s’opposer à la Volkswagen ID.3, nouvelle référence du marché après avoir détrônée la Nissan Leaf, était la Citroën ë-C4. 

Design

Le style des deux véhicules sélectionnés pour ce match se démarque clairement dans le segment des compactes. Pour sa nouvelle gamme 100 % électrique baptisée ID., Volkswagen a fait le pari d’un design adouci, privilégiant les rondeurs, tout en conférant à ses modèles une vraie personnalité grâce aux phares en amande et au large sourire accueillant les conducteurs.

Présentée en 2019 à Francfort, la Volkswagen ID.3, avec ses faux airs de monospace (fins montants de pare-brise, larges surfaces vitrées, pavillon haut, …) est le premier modèle du groupe Volkswagen à avoir été construit sur la plateforme MEB dédiée aux véhicules zéro émission. Du côté des Chevrons, le manifeste stylistique est radicalement différent. Cette troisième génération de Citroën C4 se donne des airs de crossover avec une garde au sol légèrement relevée et des éléments de design travaillés dans cet esprit comme les bas de caisse ou les larges passages de roues marqués et habillés de plastique.

Hommage au duo GS/GSA des années 1970 et étroitement dérivée du concept Citroën 19_19, présenté à l’occasion du centenaire du constructeur, elle hérite d’une ligne façon coupé, caractérisée par un pavillon arrière abaissé et une étonnante lunette arrière séparée en deux parties par un becquet. À noter que l’ë-C4 est développée sur la plateforme CMP de l’ex-groupe PSA dédiée… aux véhicules citadins (Peugeot 208 et 2008, Opel Corsa et Mokka, DS 3). Match nul donc côté style. Dans les deux cas, on aime… ou on déteste.

Habitabilité et confort

Les prestations intérieures des deux berlines dépendent ici de leur style extérieur. Avec son architecture typée monospace, l’absence de tunnel de transmission permis par sa plateforme spécifique, il est plus aisé de voyager dans la Volkswagen ID.3 que dans la Citroën ë-C4.

La position de conduite est également meilleure dans la première que dans la seconde. Le très large pare-brise de l’Allemande et la lunette arrière classique assurent également une meilleure visibilité, là où la Française offre une mauvaise rétrovision, conséquence de sa lunette séparée en deux parties par le becquet. Ce qui rend parfois les manœuvres hasardeuses, malgré la présence d’une caméra de recul visant à compenser ce défaut de visibilité.

Citroën permet à sa compacte de se rattraper sur le terrain du confort grâce aux suspensions Advanced Comfort à butées hydrauliques progressives. Celles-ci filtrent parfaitement les aspérités de la route. Match nul là encore.

Performances de conduite

Les configurations sont semblables : une centaine de kilowatts sous le capot, des batteries d’une cinquantaine de kilowattheures. Les principales différences concernent le couple délivré (260 et 310 Nm) ou le poids : 1,5 tonne pour la Française contre 1,7 tonne pour l’Allemande. Ceci étant dit, le tempérament de ces deux autos zéro émission est radicalement différent.

Comme indiqué plus haut, la Citroën privilégie le confort au dynamisme tandis que la Volkswagen, collée à la route se laisse volontiers taquiner par le conducteur. Livrée avec trois modes de conduite (Éco, Normal et Sport), la Citroën ë-C4 module puissance et couple disponibles pour aider le conducteur à tirer le meilleur parti de son véhicule en fonction des conditions de circulation ou de ses envies. Chez Volkswagen aussi, il est possible de modifier les styles de conduite via l’écran central tactile ou d’enregistrer ses propres préférences. Des réglages plus fins et traduits moins brutalement que ceux proposés par Citroën. Avantage Volkswagen.

Autonomie et efficience

Homologuées toutes les deux avec 350 kilomètres d’autonomie, ces autos n’emmèneront toutefois pas le conducteur à la même destination. Conçue comme un véhicule « multi-énergies » et non comme un vrai véhicule 100 % électrique, la Citroën ë-C4 voit son autonomie fondre comme neige au soleil. Les arrêts aux bornes de recharge seront fréquents et les temps d’immobilisation forcément plus longs. Pour limiter la casse, il faut user du mode Éco qui bride alors radicalement les performances (82 ch disponibles) et prive les occupants de tout confort thermique (chauffage extrêmement limité). Chez Volkswagen, la gestion électrique semble mieux gérée tandis que la consommation est limitée. La récupération d’énergie au freinage est également plus aisée grâce au mode brake présent naturellement derrière le volant, sur le sélecteur de vitesse alors qu’il faut viser la minuscule touche « B » présente en bas de console centrale sur la Citroën. Avantage VW.

Fiscalité et TCO

Globalement, les tarifs de la Citroën ë-C4 sont compétitifs. Avec un unique couple motorisation/batterie et quatre niveaux de finition (Feel, Feel Pack, Shine et Shine Pack) présents au catalogue, la gamme s’étend de 35 800 à 39 200 euros. Soit un surcoût de 6 500 euros par rapport aux versions diesel HDi 130 ch, en partie gommé par le bonus écologique.

Chez Volkswagen, l’ID.3 Pure Performance fait office d’entrée de gamme dans un catalogue composé de trois capacités de batterie (45, 58, et 77 kWh), trois puissances (145, 150 et 204 ch) pour des tarifs allant de 34 750 à 43 710 euros (hors bonus).

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