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Essai - MG 5 : un break qui a tout du best-seller

Essai - MG 5 : un break qui a tout du best-seller

© MG Motor

Le constructeur chinois étoffe sa gamme de véhicules électriques avec un quatrième modèle portant –c’est amusant – le numéro 5. Une nouveauté qui jouit d’un monopole quasi-total sur le segment des breaks électriques, proposant ainsi aux pros une alternative aux SUV.

Difficile de lui trouver des concurrents. Alors que les moutures SUV pullulent en motorisation électrique, les seuls breaks électriques du marché s’appellent Porsche Taycan Sport Turismo et Porsche Cross Turismo. Des modèles financièrement inaccessibles pour la plupart des ménages… Profitant de cette opportunité, la marque MG Motor – appartenant au deuxième constructeur mondial de VE en 2021, le géant chinois SAIC, depuis son rachat en 2007 – lance donc son break électrique grand public : le MG5.

Complétant le catalogue de MG, qui compte déjà les SUV ZS, Marvel R et l’hybride rechargeable EHS, il élargit les propositions de carrosseries avant l’arrivée d’une berline en fin d’année. Il faut dire que le segment C-break constitue un canal d’intérêt particulier puisque celui-ci conclut 60 % de ses ventes à professionnels (société, LLD, etc.). Or, comme l’avait confié Julien Robert, directeur commercial et réseau de MG Motor France, lors d’un entretien donné à L’Automobile et L’Entreprise, « MG Motor dispose d’un vrai potentiel de développement auprès des flottes ». Avec le MG5, la marque asiatique vise notamment les taxis G7, les commerciaux et VRP ou encore loueurs courte durée qui apprécieront, à n’en pas douter, les vitres arrière surteintées du modèle.

Surprise sur prise

Si beaucoup lui reprocheront son design extérieur, qui n’a certes rien de véritablement révolutionnaire puisque le MG5 reprend les bases stylistiques de la Roewe 350 de 2012, le break électrique de MG sait ménager le suspense. Ainsi, ce n’est pas dans sa calandre, intégrant en son centre la trappe de recharge, ni dans ses signatures lumineuses à LED, élément esthétique le plus moderne dans ce look pataud, que se trouve le meilleur de ce que le MG5 a à offrir. Son profil au faciès carré, élevé sur des jantes de 17 pouces justifiées par l’implantation de ses batteries dans son soubassement, dissimule en effet un habitacle des plus confortables. De même, son gabarit imposant dénote positivement avec sa légèreté – une tonne et demi sur la balance – lui conférant une excellente agilité jusque dans les ruelles étroites des villages luberonnais traversés durant notre essai.

Doté d’une meilleure habitabilité que son frère le MG ZS EV, le MG5 profite d’un empattement de presque 2,70 mètres. De ce fait, à l’avant comme à l’arrière, les passagers bénéficieront de toute la commodité nécessaire, même durant les trajets longs permis par les 300 km d’autonomie promis. En témoignent également les sièges chauffants, pourvus de bons réglages électriques – 6 voies avec support lombaires manuel en finition Luxury – qui apportent un confort de posture optimal appuyé par la technologie Zero Gravity, faite de cinq couches de matériaux ainsi que de renforts latéraux de 100 mm. Les occupants de la banquette, eux, se réjouiront du plancher plat leur assurant une belle place aux jambes. Tout comme ils approuveront sans conteste de pouvoir recharger leurs appareils grâce aux nombreuses prises et ports USB accessibles même à l’arrière.

Une foultitude de fonctionnalités branchées

Si l’on peut regretter la présence excessive de plastiques durs sur la planche de bord – en même temps, pour atteindre le prix de vente abordable du MG5, il fallait bien rogner sur quelques points – on constate que les finitions, et notamment les surpiqûres, s’avèrent de bonnes factures. Bien que le coffre de 479 litres (1 367 litres banquette rabattue) apparaît un peu étriqué pour les dimensions d’un break, les qualités du MG5 en matière de connectivité compensent aussi cet accroc. Sur l’écran tactile de 10,25 pouces – peut-être un peu limite dans ce vaste habitacle, tout comme le rétroviseur intérieur –, les commandes se révèlent nombreuses et intuitives. La bascule Android Auto/Apple Car Play se fait facilement et le GPS délivre un guidage réactif sur une interface sobre, ergonomique et fluide. La caméra de recul de série, affichant également les angles morts pour plus de sécurité, bénéficie d’une bonne définition tandis que l’équipement Adas, généreux, déploie les dernières technologies du marché.

Néanmoins, on émet un bémol quant à l’impossibilité d’avoir en parallèle le menu du téléphone et celui de la navigation. L’absence d’un chargeur à induction pour smartphone au sein de la console centrale flottante, qui possède pourtant l’espace pour, est également à souligner. Au-delà de ces pinaillages, la possibilité de recharger des éléments externes (une trottinette, un barbecue ou encore une machine à café) au travers du MG5 selon le principe du V2L (vehicule to load) s’inscrit comme un atout supplémentaire. À l’image, là aussi, de l’application MG – que l’on retrouve aussi sur le Marvel R et le ZS de dernière génération. Reliée au système d’infodivertissement du MG5 et disponible en version iSMART Lite, elle permet de localiser son véhicule et de le faire klaxonner pour savoir où celui-ci est garé, d’activer à distance la climatisation, de programmer une recharge ou encore d’établir un diagnostic véhicule. Autant d’options simplifiant le quotidien mais qu’il faut d’abord avoir bien pris en main, au risque de s’y perdre…

Une grille tarifaire des plus raisonnables

Une fois n’est pas coutume, le prix reste le principal avantage avancé par les produits du constructeur MG. Ainsi, l’entrée de gamme Comfort, propulsée par la petite batterie de 50 kWh pour 320 km d’autonomie, s’établit à partir de 32 490 euros (hors bonus écologique). En version haut de gamme Luxury, la facture grimpe à 36 990 euros (hors bonus aussi) pour la mouture à l’autonomie étendue avec la batterie de 61 kWh. Si celle-ci permet de gagner 80 km, elle entraîne toutefois une chute de puissance de 21 ch (156 ch) pour un surcoût de 3 000 euros : se pose alors la question d’opter pour une addition plus salée. Surtout que les économies en matière de carburant sont déjà au rendez-vous. Niveau consommation, nous sommes même descendus sous la barre des 14 kWh en évitant les voies rapides pour privilégier les départementales. Un réseau secondaire où les suspensions ont d’ailleurs amorti convenablement les aspérités de la route.

Enfin, en termes de ravitaillement, le MG5 avance une puissance de recharge maximale de 70 kW pour la petite batterie et de 87 kW pour la grande. Des valeurs suffisantes pour récupérer 80 % de batterie en 40 minutes sur borne rapide en courant continu. Compatible avec l’ensemble du réseau de stations, dont le véhicule est capable d’afficher la position sur la carte du navigateur, le break électrique de MG sortira lui aussi des usines en Chine, à Shanghai. Une production lointaine qui repousse, selon les configurations, les délais de livraison à six mois ou plus. Heureusement, le MG5 est assorti d’une garantie de 7 ans qui a de quoi rassurer les gestionnaires de flottes, astreints à penser leur car policy sur le long terme.

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