Essai sans filtre : BUD, l’équerre magique

Fabio CROCCO
Essai sans filtre : BUD, l’équerre magique

Le Groupe MLV France propose une équerre de redressage dont la puissance conjuguée à la portabilité ouvre de nouvelles possibilités aux carrossiers-tôlier. L’essayer c’est l’adopter !

Approuvé – Recommandé

Le Groupe MLV France, spécialiste des équipements destinés aux travaux de carrosserie, propose, sous sa marque Fen-X Innovation, une inédite équerre de traction nommée BUD. Totalement mobile et autonome, elle permet, selon les versions, cinq possibles, de faire du débosselage ou du redressage structurel léger. Le débosselage s’opère par un système de treuil d’une force de 450 kg, suffisante pour opérer sur un panneau de porte, un capot, un haillon, une aile ou encore un pavillon. Le redressage d’un élément de structure, comme un bas de caisse ayant subi un choc, qui demande plus de force, est réalisé via un vérin optionnel d’une force de 4 tonnes. Les forces du vérin et du treuil peuvent être combinées pour une possibilité de tractions multidirectionnelles. L’équipement trouve ses appuis en étant bloqué sous le poids du véhicule. Si en fonction de la réparation à réaliser la mise en œuvre de l’outil peut prendre plusieurs dizaines de minutes et demande une certaine habitude, son utilisation reste relativement facile avec des capacités de redressage surprenantes. Pour faciliter la pratique de l’équerre et de ses accessoires, le fabricant à élaborer des fiches de montage reprenant plusieurs cas de figure. L’équipement, mis au point en collaboration avec des carrossiers, permet de travailler dans des positions confortables et reste facilement transportable, étant sur roulettes. Sa conception et les différentes possibilités de réglages permettent à l'équerre de se positionner facilement au bon endroit pour un alignement de la traction perpendiculaire à la zone de choc. Une fois rangée, elle reste très compacte. L’équerre se veut polyvalente et évolutive avec de nombreux accessoires disponibles en option. Au catalogue : des griffes, des plateaux, des rallonges, des sangles, des patins, de réhausses, etc.

Réparer plutôt que de changer, avec plus de profit

Sa facilité d’usage permet d’envisager des redressages qui pourraient être traditionnellement jugés, souvent à tort, compliqué et non rentable. Une position qui peut conduire abusivement à des changements de pièces, gonflant la facture ou classant le véhicule économiquement irréparable. Autrement dit, l’usage du BUD permet de « sauver » des véhicules comme le confirme François Freitas, chef d’atelier carrosserie chez Peugeot Chopard Dijon, qui a testé la solution : « L’équerre BUD nous permet de réparer des sinistres pour lesquels nous n’intervenions pas jusqu’alors. Elle nous permet de sauver des bas de caisse plutôt que de partir sur de coûteux remplacements ». Le responsable a demandé à l’ensemble de ses sept carrossiers de pratiquer l’outil qui a été utilisé une dizaine de fois, toujours avec succès. Tous reconnaissent sa pertinence. « On voit que le fabricant a écouté les professionnels pour concevoir cette équerre qui est impressionnante, presque magique. Il fallait y penser. C’est un outil de confort pour lequel nous avons tout de suite adhéré. C’est très bien conçu. Franchement, je suis convaincu », explique-t-il. Le responsable a réussi à convaincre sa direction d’investir dans l’équipement qui peut générer d’importants revenus de main-d’œuvre, jusqu’à 15 heures par véhicule. Les experts voient aussi d’un très bon œil la possibilité de réparer plutôt que de changer. « Les experts trouvent aussi cette équerre extraordinaire », assure le professionnel. Ces derniers n’hésitent d’ailleurs pas à prendre en compte le temps d’installation qui peut prendre jusqu’à une petite heure. Selon le fabricant, pour certaines réparations, l’équerre réduit de 30 % les temps d’intervention. Le matériel, vendu de base 4 000 euros hors taxe, est amorti environ après une dizaine de réparations. Les ateliers peuvent aussi le louer à partir de 90 euros par jour. Le kit complet permettant de réparer les chocs avant comme arrière peut atteindre les 10 000 euros. « Même à ce prix ça reste profitable », conclut François Freitas pour qui l’outil ouvre le champ des possibles.

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