« Et si les entreprises s'impliquaient davantage dans les solutions innovantes de mobilité ? »

Jean Zermati
« Et si les entreprises s'impliquaient davantage dans les solutions innovantes de mobilité ? »

« Et si les entreprises s'impliquaient davantage dans les solutions innovantes de mobilité ? »

Chaque mois, Jean Zermati, ancien gestionnaire de parc d’Orange et observateur avisé du monde des flottes, nous livre son billet d’humeur sur l’actualité du secteur…

D’abord disons-le clairement : il n’y a pas une (LA !) solution qui marche pour tout et pour tous. Si c’était le cas, ce serait déjà mis en œuvre. Il y a des solutions, qui devront se compléter l’une l’autre, qui ne fonctionneront que pour certains, que quelquefois peut-être. Et alors ? Et si ceux-là commençaient, et si les entreprises les aidaient à découvrir ces solutions et à franchir le pas.

Dans les entreprises, la mise en place des plans de mobilité a fait émerger des initiatives. Des accords ont été pris par certaines sociétés avec des opérateurs leaders du covoiturage quotidien (Klaxit ou Karos). D’autres offres plus axées sur l’organisation du covoiturage (Weepil par exemple) portent une autre approche, sans échange d’argent. Bien sûr le particulier ou le salarié dira qu’il préfère être seul dans sa voiture, à écouter sa musique ou sa station de radio. Mais en ces temps de baisse régulière du pouvoir d’achat, un coût divisé par trois ou quatre pour aller au travail est-ce si peu intéressant ? Et pour notre planète et celle de nos enfants une pollution divisée de même ? Avec en bonus la fin des embouteillages si beaucoup covoiturent !

Alors les grincheux diront : oui mais si tous ne reviennent pas à la même heure ? Les salariés, en majorité, sont-ils en horaires variables ? Pas sûr, mais ça peut ponctuellement arriver. Dans le covoiturage, c’est la taille qui fait la réussite du système : plus il y a de covoitureurs et de covoiturés, plus les offres répondent à des situations exceptionnelles. Longtemps, le covoiturage n’a fonctionné que sur les longues distances pour des voyages programmés. Aujourd’hui la taille critique a commencé à être atteinte en de nombreux lieux, et cela ne va que progresser. Et si en plus l’entreprise a développé une solution d’auto-partage à usage privatif ou participe à des solutions d’auto-partage de voie publique, ces situations exceptionnelles trouveront souvent une réponse.

On voit également émerger des offres de location longue durée, mensuelles, pour des scooters ou des vélos. Il va devenir nécessaire que les responsables de flotte s’approprient ces solutions nouvelles. D’abord parce que nos salariés les demandent ! N’êtes-vous pas confrontés au nombre grandissant de requêtes de parkings pour vélos et deux-roues ? Ensuite parce que le deux-roues (ou trois-roues) est une offre de mobilité individuelle qui vient ouvrir la panoplie des réponses.

Voilà quelques pistes, la liste est loin d’être exhaustive. Mais les réseaux sociaux, les applications et tout ce monde numérique qui entre de plus en plus dans nos métiers ne peuvent-ils nous faire, chacun de notre côté, sortir du : « Je ne peux pas » pour nous faire entrer dans le : « Je peux si… » ?

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