Feront-ils crier à l’autoritarisme ?

François Rotteleur

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Feront-ils crier à l’autoritarisme ?

Un nombre significatif de managers rencontrés depuis l’été semblent décrire une même situation dans leur service. Celle ou les incertitudes liées à la reprise, aux pénuries et à l’évolution de la distribution pousserait certains de leurs collaborateurs à tout remettre en question et surtout leur autorité. Ces cadres décrivent alors comme vains leurs efforts à faire passer certains messages et à pérenniser des procédures. D’un point de vue assez pessimiste, ils dénoncent le fait d’être pointé du doigt à chaque tentative de recadrage et expliquent en partie le phénomène par l’actualité qui selon eux médiatiserait trop la défiance à l’égard des pouvoirs ainsi que les appels à la désobéissance. Ils décrivent tous une ambiance plus ou moins délétère, leurs décisions seraient immédiatement passées à la loupe et aussitôt critiquées comme si leurs collaborateurs étaient entrés en politique et chercheraient à débattre démocratiquement et à l’excès des directives venant d’être fixées. Ils nous disent encore être critiqué assez systématiquement sur leurs prises de décision mais aussi se voir reprocher leur manque de moyens ou d’organisation face à l’évolution des réglementations. Tout ce qui ne va pas leur serait fatalement attribué alors qu’ils sont à priori détenteurs des informations et des outils pouvant justement apporter des solutions.

Certains de ceux-là pensent, nous disent-ils, que dans ce cas faire preuve d’autorité serait la plus saine des réactions. Les mêmes soulignent que la capacité de décision (rapide) du manager est une compétence majeure gage de son efficacité. Elle guide, aide les collaborateurs à y voir plus clair pour sortir du flou et permet d’amener, malgré tout, la performance dans une période incertaine générant trop de stress. De leur avis, si dans le milieu professionnel, la bienveillance et l’accompagnement ont dû laisser place à une plus grande autonomie pour permettre la généralisation du télétravail laissant le doute sur le sens et l’utilité des procédures s’installer, l’autonomie n’est pas l’indépendance et un mode de management plus directif ne serait pas contrindiqué. Un management directif s’articulant autour d’une formation stricte aux méthodes et de la fixation ferme d’objectifs clairs et précis permettrait plus facilement de poser un cadre solide pour guider plus efficacement les collaborateurs dans leurs missions. Les managers qui semblent réussir le mieux sont convaincus que l’évolution de la distribution automobile et les changements à venir imposeront de ne plus faire comme avant. Un management directif permettrait sans doute de mieux aider les salariés à identifier leurs missions, l’organisation qui correspond et à les guider dans la réalisation des tâches historiques comme nouvelles.

Les managers qui le pratiquent déjà nous disent que ce changement de management implique davantage de transparence et de communication afin que chacun puisse comprendre la prise des décisions. Cela passe par des explications factuelles et rationnelles sur la nécessité des choix réalisés d’autant plus si les décisions prises ne sont pas agréables à entendre. Ils nous disent aussi ne pas manquer une occasion de rappeler que le rôle du dirigeant est aujourd’hui plus que jamais de prendre des décisions pour la pérennité de la structure et le maintien des emplois, que le rôle du manager est de les mettre en œuvre pour les faire appliquer et que figurent en bonnes places parmi les devoirs des salariés en contrepartie de leur rémunération l’observation des directives, l’application des méthodes et des standards de l’organisation ainsi que la confiance envers le dirigeant. Selon eux, ce serait encore cette confiance envers le dirigeant qui permettrait de limiter le questionnement sur leur propre autorité. L’autorité ayant pour conséquence l’obéissance.

Il serait intéressant de mesurer l’impact que peut avoir le management directif sur la performance et la capacité de rebond des entreprises qui le revendique par rapport aux autres dans la conjoncture du moment.

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