Groupe Renault : une assemblée générale sous haute tension
L’assemblée générale convoquée cet après-midi promet d’être animée. La direction du groupe devra notamment s’expliquer sur sa stratégie avec Nissan et sur l’annulation du projet de fusion avec Fiat Chrysler.
Ce jour, mercredi 12 juin, au Palais des Congrès de Paris, le groupe Renault tiendra sa première assemblée générale de l’ère Jean-Dominique Sénard, successeur choisi par l’État français pour remplacer Carlos Ghosn.
Le dirigeant du constructeur français a du mal à trouver sa place entre son actionnaire majoritaire l’État français emmené par un ministre des Finances assez imprévisible dans sa connaissance du secteur et la filiale japonaise Nissan entrée en révolte depuis l’incarcération de Carlos Ghosn au Japon.
Réputé fin diplomate, il multiplie pourtant les erreurs jusqu’à cette affaire de fusion avec Fiat Chrysler qui n’avait pas réellement de sens et d’utilité pour un constructeur comme Renault. Même si les rumeurs de démission se sont multipliées la semaine dernière, le nouveau patron de Renault souhaite parvenir à faire rentrer Nissan dans le rang jusqu’à une fusion tant espérée depuis plusieurs mois.