L’ASAC : 20 ans au service des opérateurs de tachygraphies

Fabio CROCCO
L’ASAC : 20 ans au service des opérateurs de tachygraphies

Denis Simon et Sylvie Jayles lors de la célébration des 20 ans de l'ASAC à Paris, le 6 octobre dernier.

Les ateliers qui interviennent au niveau de l’inspection des tachygraphes sont soumis à des contraintes réglementaires. Pour les accompagner et les défendre face aux pouvoirs publics, ils ont mis en place leur propre syndicat : l’ASAC. L’organisation fête aujourd’hui ses 20 ans. Au fil du temps, l'ASAC est devenu l’organisme de référence pour les échanges avec les ministères et les organismes sous tutelle de l’État.

En France, il existe près de 600 ateliers certifiés pour intervenir sur les tachygraphes dont le fonctionnent à bord des camions est contrôlé par l’administration. Pour défendre leurs intérêts et les représenter auprès des pouvoirs publics, ils peuvent toujours compter sur l’ASAC (Association syndicale des activités de contrôle liées au transport) qui fête, cette année, ses 20 ans d’existence. L’ASAC a aussi pour mission d’étendre les activités des centres experts vers d’autres spécialités légales comme le taximètre, le limiteur de vitesse ou encore l’éthylotest anti-démarrage.

L’organisation, présidée par Denis Simon, fédère 78 % des ateliers certifiés. Certains d’entre eux sont adhérents aux groupements Autodistribution, G-Trucks ou encore TVI, dont 50 % des membres interviennent sur des équipements réglementés. Seuls les ateliers affiliés à des spécialistes du pneu ne sont pas adhérents.

« Nous sommes la courroie de transmission entre nos adhérents et les différents organismes d’État comme le ministère des Transports, la prévention routière, le Cofrac, le LNE et autres. Nous avons même des relations avec la Commission européenne », explique Sylvie Jayles, déléguée générale de l’association.

L’ASAC suit depuis deux décennies toutes les évolutions réglementaires – comme le passage des tachygraphes au numérique en 2004, « qui n’a pas été simple pour des mécaniciens », se rappelle le président, ou encore l’arrivée de l’éthylotest en 2010 – pour mieux les faire redescendre auprès des ateliers aux travers de formations mais aussi de rencontres régionales. « Sans nos actions, il aurait été fort probable qu’une partie des activités des ateliers indépendants aurait été donnée aux concessionnaires avec des risques d’impartialité », signale Denis Simon

L’ASAC s’investit également dans l’accompagnement et la structuration des démarches qualité des centres mais aussi dans le soutien aux procédures d’agrément et d’accréditation. Une des prochaines grandes missions du syndicat pour les deux prochaines années sera de promouvoir le métier auprès des jeunes dans les lycées professionnels alors que la pénurie de main-d’œuvre devient critique. Il manquerait 200 techniciens actuellement sur le territoire national. Il veillera aussi que l’arrivée, l’an prochain, du tachygraphe intelligent de deuxième génération ne soit pas un obstacle pour les ateliers.

La profession fait vivre actuellement 2 200 salariés pour un chiffre d’affaires de 46 millions d’euros générés par les visites réglementaires.

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