L'OTRE écrit aux élus de l'État pour faire stopper temporairement le cabotage

Fabio CROCCO

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L'OTRE écrit aux élus de l'État pour faire stopper temporairement le cabotage

L'OTRE écrit aux élus de l'État pour faire stopper temporairement le cabotage

Face au silence du Gouvernement par rapport à la requête émise par l’OTRE de suspendre temporairement le cabotage, le syndicat a écrit aux parlementaires et aux présidents des conseils régionaux pour les sensibiliser à cette demande.

Alors que le pavillon français du transport routier est notablement touché par les effets du confinement, l’OTRE s’élève depuis plusieurs semaines contre le cabotage. Elle demande sa suspension pour une durée limitée de six mois. Dans sa démarche,l’OTRE a été soutenue par la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et les organisations syndicales FO-UNCP et FGTE-CFDT.

Des milliers d’emplois menacés

Après avoir interpellé le Gouvernement sur ce sujet, et sans réponse de sa part, le syndicat a fait parvenir une lettre ouverte aux parlementaires et aux présidents des conseils régionaux quant à la nécessité d’agir sur la suspension du cabotage pour sauver le secteur et les nombreux emplois qu’il représente.

« La crise sanitaire que nous subissons a de graves conséquences sur la vie économique de notre pays et de nos entreprises. L’OTRE a souhaité attirer l’attention des élus sur la problématique du cabotage. En effet, alors que les finances publiques payent les salariés du transport routier au chômage partiel, les transporteurs moins disants socialement et économiquement (low cost) déferlent sur le territoire, menaçant directement des milliers d’entreprises et d’emplois locaux. Les dommages collatéraux, sociaux et financiers seront désastreux pour les collectivités et notre société », prévient l’OTRE.

Activer la clause de sauvegarde

« Dans des circonstances aussi exceptionnelles et aussi difficiles, la demande, outre qu’elle est juste, n’est que de bon sens pour protéger un marché intérieur menacé par la présence accrue de nombreux camions étrangers qui profitent sans vergogne de la situation. Bon sens encore que de renforcer les contrôles et prévenir les affres d’un cataclysme économique et social. Car, pendant que les transporteurs français sont sur la touche, les transporteurs polonais, hongrois, roumains, bulgares et autres sont sur la route ! Faute de contrôles efficaces des corps de l’État, trop peu nombreux, ces conducteurs étrangers restent un mois, voire davantage, sur le sol français pour y effectuer des livraisons de marchandises dans le cadre d’opérations de cabotage illégales. Les transporteurs français étaient en droit d’attendre du Gouvernement qu’il se saisisse de cette demande d’activer la clause de sauvegarde, ne serait-ce qu’au nom de cette “ deuxième ligne ”, si chère au président de la République. Comment ne pas interpréter cette absence de réponse comme une forme d’ingratitude pour des femmes et des hommes qui auraient mérité, eux aussi, des applaudissements vespéraux ? » écrit Aline Mesple, présidente de l’OTRE.

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