La France au cœur du projet électrique de Renault

Christophe CARIGNANO

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La France au cœur du projet électrique de Renault

Afin d’adapter son outil industriel en France et accompagner la transition vers l’électrique, le groupe Renault négocie un accord triennal 2022-2024 avec les organisations syndicales.

Hier, jeudi 16 septembre, la direction de Renault Group et les organisations syndicales représentatives ont initié des négociations en vue de conclure un accord social pluriannuel pour la France d’une durée de trois ans pour les années 2022 à 2024.

« Cet accord soutiendrait les ambitions du plan stratégique Renaulution et positionnerait la France au cœur des activités industrielles, technologiques et de recherche et développement pour renforcer Renault Group dans son rôle de pilier de l’écosystème automobile français », déclare le constructeur français dans un communiqué.

Des créations d’emplois dans les usines

Le projet vise notamment à faire de la France le cœur du véhicule électrique pour Renault Group, en augmentant son activité industrielle dans ce domaine et en désignant le territoire national comme le centre de production de moteurs électriques. Sous réserve d’un accord, le groupe prévoit ainsi d’affecter à ses usines françaises la production de neuf nouveaux véhicules, dont une majorité 100 % électrique. Ce plan prévoit notamment d’affecter la Mégane E-Tech Electric, la future Renault 5 électrique, la version électrique de nouveau Kangoo, un projet de SUV électrique et un autre futur véhicule au pôle ElectriCity. L’usine de Dieppe accueillerait la production d’un nouveau véhicule Alpine et l’usine de Sandouville, celle de nouveau Trafic électrique. Enfin, le remplaçant de Master, ainsi qu’un véhicule pour un partenaire seraient produits à l’usine de Batilly.

Le futur moteur électrique 100 kW et toute sa chaîne de valeur seraient également affectés à l’usine de Cléon. Ces projets, qui complètent ceux déjà annoncés de Re-Factory à Flins et ElectriCity dans le Nord, contribueraient à positionner Renault comme un leader de la transition énergétique en France et des nouvelles mobilités en Europe.

Afin de mener à bien ce plan industriel ambitieux et permettre la réalisation de tous ces projets, 2 000 recrutements seraient mis en œuvre dans les usines françaises du groupe. Renault Group mettrait également en place plus de 5 000 parcours de formation et reconversion pour développer les compétences des salariés de ses usines vers la nouvelle chaîne de valeur de l’industrie automobile.

Une adaptation de l’ingénierie au service de la performance du groupe

Le plan stratégique Renaulution positionne aussi la France au cœur des technologies d’avenir destinées à relever les défis de l’électrification, de l’hydrogène et du numérique. Les solutions de connectivité, d’intelligence artificielle, de batteries électriques et d’hydrogène seraient pensées et conçues en France. Les sites d’ingénierie en France concentreraient l’ensemble des compétences pour concevoir les véhicules connectés et autonomes, ainsi que les services de mobilité du futur. Les activités clés liées au développement des projets véhicules seraient ainsi « Made in France ».

1 600 départs pour 400 recrutements sur de nouvelles compétences

Dans le cadre du plan stratégique Renaulution, pour positionner son ingénierie au meilleur niveau de l’industrie automobile, le groupe doit continuer à adapter ses effectifs. Ce qui impliquerait 1 600 nouveaux départs potentiels. Le groupe procéderait en parallèle à 400 recrutements sur de nouvelles compétences clés, comme les data sciences ou la chimie des batteries, et à 3 000 formations métiers ou reconversions, essentielles pour prendre le virage des nouvelles mobilités, sont ainsi prévues.

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