La gamme Renault va fortement rétrécir

La gamme Renault va fortement rétrécir

La gamme Renault va fortement rétrécir

Cherchant à économiser deux milliards d’euros au cours des trois prochaines années, Renault s’apprête à rationaliser sa gamme. Exit donc les modèles à trop faibles volumes, comme les véhicules haut de gamme du catalogue actuel.

Renault s’apprête à faire le ménage au sein de sa gamme. Directrice générale par intérim du constructeur, Clotilde Delbos n’a jamais caché que « tout peut être mis sur la table » en vue de permettre à l’entreprise de dégager du cash. Que cela passe par le désengagement du constructeur dans les sports mécaniques (Formule 1 notamment), des licenciements et fermetures de sites ou plus simplement par l’arrêt ou la non reconduction des véhicules jugés peu performants.

Un grand plan d’économies, visant à dégager deux milliards d’euros d’économies sur trois ans, sera dévoilé le 27 mai prochain par le Losange, soit trois semaines avant l’assemblée générale des actionnaires. D’après l’agence Reuters, un profond remaniement de la gamme de véhicules est à l’ordre du jour. Nos confères avancent la suppression d’au moins trois modèles figurant au catalogue actuel.

L’usine de Douai et ses salariés menacés ?

Sont directement concernés les véhicules les plus haut de gamme de la marque, c’est-à-dire ceux positionnés sur les segments D et E. En l’espèce la routière Talisman (et la déclinaison break Estate), sortie en 2015, et la cinquième génération d’Espace, ayant troqué depuis 2015 son look de grand monospace pour celui d’un crossover. Produit en Corée-du-Sud, le SUV Koleos est aussi sur la sellette. À l’étage inférieur, les Scénic et Grand Scénic seraient également concernés par une mise en sommeil définitive. L’attrait pour les monospaces compacts ayant fortement chuté depuis l’arrivée des petits SUV sur le marché.

« L’ensemble du projet n’est pas encore gravé dans le marbre mais il est quasi acquis que ces modèles ne seront pas renouvelés et qu’ils vont s’arrêter. En gros, l’avenir c’est moins de monospaces et de berlines et priorité aux crossover et SUV », a indiqué une source proche du dossier.

Problème, exception faite du Koleos, les trois familles de véhicules cités sont toutes produites sur le même site français : l’usine de Douai. Bâtie en 1970, celle-ci employait fin 2018 environ 3 200 salariés. Connaissant actuellement un point bas de production, l’usine doit être prochainement reconvertie dans la production de véhicules électriques en accueillant deux nouveaux véhicules, dont un clone technique du petit SUV électrique Nissan Ariya afin de lui assurer un avenir.

Au-delà des modèles cités, l’avenir des Fluence, Mégane et Zoe est également sombre. En revanche, le SUV-coupé Arkana sera lui bien commercialisé en Europe, indique-t-on en interne auprès de Reuters.

Nous vous recommandons

Point S ambitionne de devenir leader de l’électromobilité et lance son 6e concept

Point S ambitionne de devenir leader de l’électromobilité et lance son 6e concept

Forte d’un bilan 2021 positif, l’enseigne spécialisée dans l’entretien et les pneumatiques diversifie encore ses activités pour s’adapter aux nouveaux usages. Elle souhaite notamment s’inscrire en tant que leader de...

21/01/2022 | ElectromobilitéVélo
Ford annonce plus de 8 milliards de gain grâce à sa participation dans Rivian !

Ford annonce plus de 8 milliards de gain grâce à sa participation dans Rivian !

Nouvelle levée de fonds pour Red Electric

Nouvelle levée de fonds pour Red Electric

Volvo continue sa success story auprès des flottes en France

Volvo continue sa success story auprès des flottes en France

Plus d'articles