La pénurie de VO récents complique les engagements des professionnels

La pénurie de VO récents complique les engagements des professionnels

Selon l'institut Xerfi, le poids des professionnels va continuer à se renforcer dans les prochaines années sur le marché du véhicule d'occasion.

La dernière étude de l’institut Xerfi explique comment les professionnels bataillent sur le marché du véhicule d'occasion en profitant de la montée en gamme de ces derniers. Cependant, la pénurie de VO récents freine les ardeurs.

À travers son étude « Les nouveaux défis du marché des voitures d'occasion  Pénurie de véhicules récents, concurrence nouvelle, digitalisation : quelles perspectives d’ici à 2024 ? », l'institut Xerfi montre que ce marché de la seconde main attire toujours davantage de professionnels. Depuis plusieurs années, le marché du VO est au centre de l’attention alors que les ventes de véhicules neufs s’inscrivent dans une tendance baissière durable. Le marché français du véhicule d'occasion est, parmi les grands pays d’Europe, l’un de ceux où les ventes entre particuliers sont encore très nombreuses. Cependant, il est clairement en voie de professionnalisation depuis une décennie. Entre 2011 et 2019, la part des ventes des professionnels est passée de 29 à 39 % des transactions. Et si les bouleversements actuels entraînent un léger un repli de la part de marché des professionnels, sur fond d’augmentation des ventes de vieux VO et de pénuries de VO récents, le poids des professionnels va continuer à se renforcer.

La montée en gamme des VO favorise le canal des professionnels

Pour Xerfi, plusieurs facteurs structurels jouent en faveur des professionnels, en tête desquels les efforts d’investissement des concessionnaires et des constructeurs (centres de reconditionnement, labellisation, LOA…). Les professionnels sont de plus en plus agressifs en matière de rachats cash de véhicules. Cela assèche l’offre de véhicules potentiellement vendus de particulier à particulier (CtoC). Aussi, le maintien probable de primes à la conversion pour l’achat de VO récents joue aussi en faveur des vendeurs professionnels. Plus globalement, les réglementations environnementales entraînent une désaffection pour les véhicules anciens, presque exclusivement vendus entre particuliers. Et l’arrivée d’un nombre croissant de VO électriques jouera également en faveur des professionnels, les acheteurs potentiels souhaitant des garanties sur l’état de la batterie. « Le marché des VO récents s’apparente de plus en plus à un marché du neuf bis, avec des attentes élevées des acheteurs en matière d’état du véhicule, favorisant les voitures reconditionnées », observe Xerfi.

Des start-up du VO encore fragiles

Attirées par une demande toujours plus importante, et qui monte en gamme, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à se disputer le marché des VO. Il faut aussi considérer l’offensive de nouveaux spécialistes du véhicule de seconde main. Certains ciblent le canal CtoC en se positionnant comme tiers de confiance. On peut citer les agences automobilières ou les plateformes qui proposent une solution clé en main de parcours d’achat. Les loueurs longue ou encore les centrales d’achat cherchent à prendre pied sur le BtoC. Quant aux start-up, elles se positionnent surtout sur les services liés à la sécurisation des transactions et aux services associés à la vente « avec un modèle très digitalisé, promettant de ringardiser un vieux monde automobile qui serait trop lent à s’adapter », commente Xerfi.

Le contexte freine les élans

Cependant, les cours de bourse de ces nouveaux acteurs du VO ont décroché au cours des douze derniers mois. Ils n’ont pas véritablement montré leur capacité à dégager une rentabilité élevée et récurrente. Et les perspectives de marché s’assombrissent en raison du contexte géopolitique. La demande globale, et notamment celle des consommateurs, pourrait bien caler face à l’inflation. L’accroissement des incertitudes amène une part croissante des ménages à repousser leur projet d’achat de véhicule. La demande globale se tasse. En parallèle, on assiste à une pénurie croissante de VO très récents inférieure à la demande sur le segment des VO de moins de 2 ans, ce qui n’arrange pas les affaires des professionnels de l’occasion. La lutte se durcit entre les professionnels pour capter les VO qui se raréfient au niveau des particuliers.

Le marché du VO devrait cette année plonger de 7,5 % à 5,6 millions d’immatriculations, soit son niveau de 2015, selon les calculs des experts de Xerfi. Ils anticipent un rebond modeste de 1 % en 2023 puis de 1,5 % en 2024. À l’inverse, le prix moyen d’un VO récent a fait un bond de 15 % en un an pour atteindre un peu plus de 27 000 euros.

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