La pollution des freins et pneus dans le viseur de l'OCDE

Victoire de Faultrier-Travers
La pollution des freins et pneus dans le viseur de l'OCDE

La pollution des freins et pneus dans le viseur de l'OCDE

Selon l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) l’usure des freins, des pneumatiques et des revêtements routiers pourrait devenir la première source d’émissions atmosphériques de particules liées au trafic routier d’ici quinze ans.

Aujourd’hui, le trafic routier est responsable de 25% de la pollution aux particules en suspension (PM10 et PM2.5) dans les zones urbaines à travers le monde, comme le démontre le rapport de l’OCDE. L’exposition à ces particules provoque, entre autres, des maladies respiratoires et cardiaques chroniques ou encore des cancers du poumon.

Le rapport montre également que même si la transition vers les véhicules électriques et à l’hydrogène réduit la pollution au CO2, elle ne mettra pas fin à l’émission de ces particules dans l’air. Par ailleurs, si les véhicules électriques légers et à faible autonomie rejettent entre 11 et 13% de particules de moins que des véhicules thermiques de même catégorie, les véhicules électriques dotés de lourdes batteries affichent des émissions de PM2.5 de 3 à 8% plus élevées que les véhicules traditionnels. Bien sûr, le style de conduite des automobilistes joue un rôle important sur le taux d’émission de leur véhicule.

Freins, pneus et revêtements routiers devant les gaz d’échappement

Enfin, selon le rapport de l’OCDE, « la majorité des émissions particulaires imputables à la circulation routière pourrait provenir de sources hors échappement dès 2035 . » Walid Oueslati, économiste à l’OCDE et coordinateur du rapport, explique : « la pollution des freins, pneus et poussières du macadam jouera un rôle central dans le futur. Au niveau national, les politiques publiques doivent prendre en compte cette pollution. Et nous avons aussi besoin de coopération internationale sur ce sujet. »

Le rapport souligne également l’importance d’établir des méthodes « normalisées » de mesure des émissions de particules hors échappement. « Les réglementations ciblant la circulation routière devraient au contraire prendre en considération les émissions à l’échappement et hors échappement de tous les véhicules, et tenir compte de facteurs comme le poids des véhicules et la composition des pneus. » Le rapport suggère ainsi par exemple de ne pas exonérer les VE des péages dans l’idée de réduire la pollution automobile.

Enfin, le rapport de l’OCDE conclut : « Les décideurs devraient en outre privilégier des mesures qui raccourcissent les déplacements motorisés, limitent l’accès des véhicules aux zones urbaines et encouragent les transports collectifs, la marche et l’usage du vélo, conclut le rapport de l’OCDE. »

Nous vous recommandons

Bosch simplifie l’accès aux données sécurisées des véhicules

Bosch simplifie l’accès aux données sécurisées des véhicules

L’équipementier allemand intègre une nouvelle fonction SDA à son logiciel de diagnostic ESI[tronic] permettant aux ateliers avec une seule authentification d’accéder aux « Gateway » des constructeurs automobiles et donc aux...

75 bougies pour Schaeffler

75 bougies pour Schaeffler

Lesjöfors Automotive veut légitimer le marché des ressorts de suspension

Lesjöfors Automotive veut légitimer le marché des ressorts de suspension

Opisto et GT Motive signent un partenariat afin de faciliter l'accès à la pièce de réemploi

Opisto et GT Motive signent un partenariat afin de faciliter l'accès à la pièce de réemploi

Plus d'articles