Enquête

La recharge en entreprise réclamée par plus de la moitié des conducteurs

Clotilde Gaillard
La recharge en entreprise réclamée par plus de la moitié des conducteurs

La recharge en entreprise réclamée par plus de la moitié des conducteurs

D’après le troisième volet du baromètre EVBox de la mobilité, deux tiers des conducteurs de véhicules électrifiés européens désirent voir davantage de bornes de recharge éclore sur leur lieu de travail. Une requête qui prouve la sensibilité écologique croissante des collaborateurs.

Jamais deux sans trois ! Après une première enquête révélant que plus d’un Français sur trois envisageait la mobilité électrique puis une seconde dévoilant un besoin urgent de points de charge rapide, le fournisseur et fabricant de solutions de recharge intelligentes EVBox aborde cette fois le sujet des pleins électriques en entreprise. Dans cette nouvelle étude, réalisée en partenariat avec Ipsos et menée auprès de 3 600 citoyens dont 600 conducteurs de VE (véhicules hybrides, hybrides rechargeables et électriques) dans six pays européens – à savoir la Belgique, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni –, EVBox souligne combien les citoyens attendent de leurs employeurs qu’ils contribuent à la lutte contre le changement climatique. Et ce en fournissant des véhicules de fonction électriques ainsi que l’infrastructure de recharge nécessaire.

L’électromobilité : une mesure qui participe à l’attractivité d’une société

Malgré la généralisation du télétravail découlant de la pandémie de Covid-19, les résultats du baromètre EVBox Acte III mettent en avant l’attrait des conducteurs de VE pour la recharge en entreprise, et notamment aux Pays-Bas où ils sont 56 % à profiter d’un passage au bureau pour refaire leur plein électrique. Les Français ne sont également pas en reste avec 47 %, devant leurs voisins belges (45 %) et britanniques (43 %). Des chiffres au-dessus de la moyenne européenne, établie à 40 %, sous la barre de laquelle se placent ceux enregistrés en Allemagne (38 %) et en Norvège (27 %).

Il est d’ailleurs étonnant de voir que les citoyens les plus enclins à brancher leur VE au travail sont souvent ceux qui œuvrent dans des sociétés où ces véhicules à faible émissions sont rarement proposés. Ainsi, alors qu’ils sont 27 % au Royaume-Uni, 21 % en Norvège et 19 % en Allemagne, les salariés de Belgique, des Pays-Bas et de France plafonnent à respectivement 18, 17 et 16 %. Des taux inversement proportionnels qui trahissent sans doute une difficulté d’accès aux autres infrastructures de recharge publics ou à domicile, surtout lorsqu’on habite en copropriété.

Pourtant, le baromètre EVBox de la mobilité confirme que les citoyens attendent des entreprises qu’elles s’engagent concrètement pour la protection de l’environnement. Un fait d’autant plus prégnant en France où un actif sur quatre aimerait travailler pour une entreprise qui possède dans sa flotte des véhicules électriques. D’ailleurs, 46 % des Français vont même jusqu’à soumettre l’idée que le gouvernement devrait accorder des aides financières spécifiques aux entreprises prenant des mesures sérieuses pour réduire leur empreinte carbone. De plus, selon l’enquête d’EVBox, un quart des Français interrogés se dit plus disposé à choisir un employeur leur offrant la possibilité de conduire un VE de fonction. Ainsi, l’engagement RSE des sociétés pèse sur sa capacité à recruter des talents de plus en plus portés sur l’électromobilité.

L’Etat en renfort pour avancer sur la route de l’électromobilité

Verdir son parc d’entreprise ne suffit cependant pas pour encourager les déplacements zéro émission. Ceux-ci doivent en effet s’accompagner de la mise à disposition de bornes de recharge sur leur lieu de travail, réclamée par 2 conducteurs de véhicule électrique sur 3. Selon les options d’abonnement choisies, cela peut également donner aux visiteurs la possibilité de recharger leur véhicule personnel et donc aider la société à se faire connaître en tant qu’acteur engagé de la mobilité « verte ». « Les entreprises ont une vraie carte à jouer en électrifiant leur flotte de véhicules, tant pour diminuer leur empreinte environnementale que pour gagner en attractivité marque employeur », fait d’ailleurs valoir Corinne Frasson, à la tête d’EVBox France.

Heureusement, les entreprises peuvent souvent faire appel à des subventions afin de soutenir l’adoption d’infrastructures de recharge. Sous nos latitudes hexagonales, le nouveau Programme ADVENIR apporte, depuis le 2 novembre dernier, un appui financier aux sociétés et collectivités ayant le projet d’installer un chargeur rapide 50 kW ouvert au public. Un chèque qui peut aligner les zéros jusqu’à 9 000 €. De quoi accélérer la transition énergétique des travailleurs, qui s’avèrent toujours nombreux à prendre leur auto pour les trajets domicile-travail.

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