Le CNPA lance une campagne de valorisation du métier de recycleur

Fabio CROCCO

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Le CNPA lance une campagne de valorisation du métier de recycleur

Le CNPA lance une campagne de valorisation du métier de recycleur

Huit ans après sa dernière campagne de promotion du métier de recycleur automobile, la branche métier du CNPA récidive et déploie une nouvelle opération de communication sous l’angle de la pièce de réemploi.

C’est sous le thème affectif du “ Fabriqué en France ” que la branche souhaite cette fois-ci toucher le cœur de l’opinion publique sur les vertus de la pièce recyclée et donc, par ricochets, de celles du métier de recycleur. « L’utilisation de la mention “ Fabriqué en France ” se justifie par le fait que la transformation des pièces a lieu sur le territoire national » explique Patrick Poincelet, président de la branche. En appuyant sur le made in France, le responsable souhaite donner des lettres de noblesse et une dimension qualitative aux pièces d’occasion, qui souffrent encore d’a priori sur leur nature.

Alors qu’en 2015 une directive européenne obligera les automobiles à être recyclables à 95 %, les recycleurs tiennent un rôle clé pour atteindre cet objectif écologique. Pour cela, depuis une quinzaine d’années, ils cherchent à se professionnaliser et à sortir du statut de simples casseurs. Les plus avancés d’entre eux mettent en place des solutions pour écouler leur production sous forme de pièces détachées et non plus seulement sous forme de ferraille vendue au kilogramme.

Il existe en France 1700 centres de recyclage agréés pour un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, dont 300 millions générés par la vente de pièces garanties et tracées. Des pièces vendues souvent 50 % moins cher que le neuf et qui peuvent représenter une alternative économique face à la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

La filière compte 12 000 salariés, autant d’emplois non délocalisables d’un point de vue légal. « La profession est capable de créer de nouveaux emplois avec l’informatisation et la commercialisation de pièces à grande échelle » avance Patrick Poincelet. Reste que l’équation économique de la filière reste fragile. Pour l’heure, les faibles débouchés (2 % de part de marché des pièces détachées) peinent à financer sa professionnalisation. Il y aurait trop d’acteurs pour un marché qui ne dépassera jamais, dans le meilleur des cas, 5 % du marché de la pièce, soit 650 millions d’euros. La production de la pièce d’occasion n’est pas illimitée mais bien freinée par une matière première en baisse. Si 1,2 million de véhicules ont été détruits en 2012, cela représente une chute de 20 % par rapport à 2011.

La nouvelle campagne “recycleur” du CNPA porte sur la distribution de 1000 affiches, 100 000 dépliants et 50 000 cartes postales. Les messages veulent témoigner de l’importance d’une profession dont l’estime reste à construire et qui a besoin d’aides pour mener à bien sa mission. Les pouvoirs publics sont la cible prioritaire de cette campagne.

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