Le CNPA somme les assureurs d’adapter leurs conditions d’agrément à la crise

Fabio CROCCO

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Le CNPA somme les assureurs d’adapter leurs conditions d’agrément à la crise

Les assureurs semblent peu enclins à considérer le contexte inflationniste dans leurs conditions annuelles d’agrément des carrosseries. Le CNPA demande une prise en compte des hausses de prix au risque de voir disparaître des ateliers.

Dans la foulée de la FFC, le CNPA vient de relancer directement seize compagnies d’assurance et mutuelles pour obtenir une réponse à ses questions relatives à la détérioration des conditions d’exploitation des carrosseries. Une première demande avait été effectuée en juillet.

Le syndicat réclame une prise en compte des hausses des coûts de production dans le cadre des négociations tarifaires au niveau des réseaux agréés. Il souhaite aussi un meilleur niveau d’indemnisation des réparations s’agissant des entreprises non agréées. Le CNPA renouvelle également sa demande de prise en charge des forfaits de décontamination alors que la pandémie retrouve de la vigueur.

Cet environnement particulièrement difficile pour les carrossiers a conduit le syndicat à rappeler dès le début du mois de novembre, les droits des artisans lors du renouvellement des conventions d’agrément. Il attend maintenant sans délai des réponses à la hauteur des enjeux « qui sont cruciaux pour des milliers d’entreprises. »

« Les facteurs incompressibles de production en carrosserie poursuivent leur augmentation effrénée tandis que les conditions de prise en charge par les assureurs n’ont pas évolué », s’inquiète l’organisation professionnelle. Si l’augmentation des prix des produits de peinture est souvent mise au premier plan, il faut aussi considérer, selon elle, celle de l’énergie, des équipements, des pièces et de la main-d’œuvre. Certains professionnels remontent aussi des difficultés d’accès aux véhicules neufs dans le cadre des contrats de location de voitures de remplacement.

« Cette absence d’évolution des niveaux de prise en charge, alors même que le nombre de sinistres a considérablement chuté depuis 2019, met en péril de très nombreuses entreprises, notamment celles qui ont investi pour assurer une prestation du meilleur niveau de qualité à leurs clients », commente le CNPA. Cela a d’autant plus de résonance que le remboursement des prêts garantis par l’État doit démarrer au printemps 2022. Des entreprises ont profité de ces PGE pour investir.

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