Le géant Aramco devrait investir dans l’entité des voitures thermiques de Renault et Geely

Alexandre Guillet

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Le géant Aramco devrait investir dans l’entité des voitures thermiques de Renault et Geely

Aramco devrait rejoindre la coentreprise de Renault et Geely dédiée aux futures technologies thermiques.

© Aramco

Aramco a signé une lettre d’intention pour prendre une participation dans la nouvelle entreprise que les groupes Renault et Geely vont créer pour développer des groupes motopropulseurs thermiques et hybrides.

C’était attendu depuis plusieurs mois, mais le groupe pétrolier qui était susceptible d’investir dans la future entité dédiée aux technologies thermiques et hybrides de Renault et Geely est bel et bien le géant saoudien Aramco (Saudi Arabian Oil Company), via une entrée minoritaire au capital.

« L'investissement d'Aramco serait utilisé pour soutenir la croissance de la société et contribuer à la recherche et au développement, notamment en ce qui concerne les solutions de carburants synthétiques et les motorisations hydrogènes de future génération. Il est prévu que Geely et Renault Group conservent des parts égales dans la nouvelle société indépendante », précise un communiqué.

Cap sur le thermique « vertueux »

Avec un réseau mondial de 17 usines de groupes motopropulseurs et de 5 centres de R&D répartis sur trois continents, la future société sera un fournisseur mondial à part entière et aura une capacité de production annuelle totale de plus de 5 millions de transmissions et moteurs thermiques, hybrides et hybrides rechargeables pour fournir plus de 130 pays et régions.

« Ce partenariat avec Aramco va permettre de faire passer à la vitesse supérieure l’activité de groupes motopropulseurs que nous développons avec Geely Group. Il va lui donner une longueur d'avance dans la course à la technologie thermique à très faibles émissions. L'entrée d'Aramco apporte un savoir-faire unique pour développer des innovations de rupture en matière de carburants synthétiques et d’hydrogène », commente Luca de Meo, CEO de Renault Group.

Daniel Li, CEO du groupe Geely Holding, se réjouit de cette perspective d’accord et cite aussi le méthanol en plus de l’hydrogène et des technologies plus classiques.

Le projet Horse prend petit à petit forme

La coentreprise entre Renault et Geely, souvent nommée Horse et dont le siège pourrait être localisé en Espagne avec la filiale Power, démontre qu’au-delà de l’Europe, le groupe français ne renonce pas aux solutions thermiques, qui seront nécessaires pour servir certains marchés. Cet attelage, qui tend à prouver que la démondialisation n’est peut-être pas si prégnante que cela soit dit en passant, avait suscité quelques crispations chez Nissan, qui ne souhaite pas partager les brevets et les avancées technologiques électriques qui seront hébergés sous le pavillon "Edison" et dans le cadre d'une alliance revisitée.

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