Le marché automobile français continue de broyer du noir en février

Le marché automobile français continue de broyer du noir en février

Le marché automobile français continue de broyer du noir en février

Avec un couvre-feu à 18 heures, qui n’est pas officiellement assimilé à un confinement, le marché automobile français chute logiquement de - 20,95 % en février 2021.

Les données fournies mensuellement par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) et AAA Data confirment une réalité économique que chacun pressentait depuis quelques semaines : le marché automobile français ne peut pas fonctionner dans les conditions actuelles de restriction de liberté. Difficile en effet de concilier vie personnelle et professionnelle dans ce contexte. Pour se donner bonne conscience, on pourra toujours avancer comme raison la pénurie des semi-conducteurs, mais ces derniers n’y sont malheureusement pour rien !

En effet, en février, avec 132 637 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en baisse de 20,95 % par rapport à février 2020 avec un nombre de jours ouvrés identique. Les immatriculations de VUL accusent, dans une moindre mesure, également un repli de 4,97 % avec un total de 37 274 immatriculations le mois dernier. Rappelons qu’en février 2020, le marché était déjà en baisse de 2,7 % par rapport à l’année précédente.

Les marques françaises : - 24,42 %

Une première depuis la fusion du groupe PSA et FCA, le groupe Stellantis apparaît comme une seule entité dans les statistiques de AAA Data, le CCFA rangeant le constructeur parmi ses adhérents. En février 2021, Stellantis affiche une baisse de - 25,64 % Les différentes marques de la nouvelle entité ont connu des fortunes diverses : Alfa Romeo (- 34,56 %), Citroën (- 25,56 %), DS (- 52,27 %), Fiat (- 35,68 %), Jeep (+ 30,91 %), Maserati (+ 33,33 %), Opel (- 51,32 %) et Peugeot (- 17,25 %). Le groupe Renault baisse dans les mêmes proportions à - 22,23 %. Si Dacia fait un bond de 25,76 %, les ventes de Renault accusent un repli de - 35,09 %. Les marques françaises enregistrent un recul de - 24,42 % sur cette période.

Les marques étrangères : - 15,56 %

Les marques importées résistent mieux avec une baisse de - 15,56 % pour une part de marché de 41,86 %. Le groupe Volkswagen, premier importateur dans l’Hexagone, accuse un repli de 20,11 %. Toutes ses marques ont évolué à la baisse au cours du mois de février : Audi (- 34,17 %), Porsche (- 50,35 %), Seat (- 20,36 %), Skoda (- 6,13 %) et Volkswagen (- 17,64 %). Sauf rares exceptions, les autres marques ont marqué le pas au mois de février, à l’image de BMW (- 27,21 %), de Lexus (- 55,77 %), de Toyota (- 5,45 %), de Ford (- 7,36 %), de Nissan (- 28,92 %), de Mercedes (- 17,94 %), de Smart (- 25,42 %), de Hyundai (- 17 %), de Kia (- 5,68 %), de Volvo (- 21,87 %), de Jaguar (- 60,74 %), de Land Rover (- 22,09 %), de Mitsubishi (- 56,9 %). Seules les marques Suzuki (+ 21,89 %) et Mini (+ 4,75 %) ont réussi à tirer leur épingle du jeu.

La mobilité verte reprend des couleurs

Alors qu’en janvier les ventes de voitures 100 % électriques avaient plongé, elles retrouvent de leur superbe en février et même quasiment leur niveau de février 2020, en comptant pour 6 % des immatriculations totales. Les effets du bonus écologique ainsi que les réglementations autour du CO2 ont largement dynamisé ce marché qui se stabilise désormais : 8 424 immatriculations pour le mois de février (9 451 en 2020), soit une baisse de 11 %.

Les ventes d’hybrides quant à elles représentent désormais plus de 23 % du marché, et sont pour le deuxième mois consécutif proche du niveau de celles des véhicules roulant au gazole, avec 30 198 immatriculations (contre 17 879 en février 2020). Les modèles hybrides et hybrides rechargeables sont toujours en très forte croissance en février avec près de 70 % de hausse des volumes par rapport à l’année dernière et marque l’appétence des clients pour les mobilités plus vertes, ainsi que pour une autonomie plus grande. Mais on ne le répétera jamais assez : attention à leur usage qui peut très vite faire grimper leur coût de possession final si le véhicule n’est pas utilisé à bon escient et rechargé fréquemment.

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