Le marché flottes toujours aussi moribond à fin mars

Antonin Moriscot
Le marché flottes toujours aussi moribond à fin mars

Les immatriculations de véhicules neufs en flottes ont connu leur plus forte dégringolade en mars dernier. Entre le 1er et le 31 mars, seuls 64 315 véhicules sont entrés en parc. Soit une activité en baisse de 24,6 % par rapport à l'an passé. 

Le marché du véhicule d'entreprise semble en panne. Ce dernier s'affiche en repli de 24,6 % à fin mars avec seulement 64 315 VP + VUL immatriculés en flottes. Dans le détail le mois dernier, au sein du marché entreprise, les immatriculations de véhicules particuliers ont atteint 24 912 unités (- 30,65 %) tandis que celles de véhicules utilitaires légers (- 3,5 t) ont atteint 39 403 unités, en recul de 20,24 %. « Côté énergies, une seule énergie tire son épingle du jeu : le 100 % électrique, avec des immatriculations en hausse de 24,73 % (4 701 VP + VUL). Toutes les autres motorisations - thermiques et hybrides - sont dans le rouge », souligne encore le baromètre mensuel des flottes.

Les entreprises auraient-elles ralenti le rythme des renouvellements ? Les gestionnaires auraient-ils taillé dans leurs parcs ? Pour l'Arval Mobility Observatory, il n'en est rien. Évoluant désormais « au même rythme que le marché automobile national » [en recul de 19,53 % en mars, ndlr], le marché du véhicule d'entreprises a été « rattrapé par l'environnement international et les délais de livraison liés aux approvisionnements en semi-conducteurs et faisceaux électriques ». En clair, si les commandes sont bien passées par les clients, les livraisons et mises à la route de véhicules se font attendre.

Un premier trimestre catastrophique 

Avec le repli des immatriculations enregistré au mois de mars, la situation du marché du véhicule d'entreprise à l'issue du premier trimestre de l'année ne s'est pas améliorée. Bien au contraire. Depuis le 1er janvier 2022, les immatriculations ont plongé de 18,08 % par rapport à 2021. Seuls 178 061 véhicules d'entreprise (VP + VUL) ont été mis à la route.

« Les VUL décrochent davantage que les VP sur ce premier trimestre, avec des immatriculations en baisse de 25,29 % (69 407 unités). Les VP affichent dans le même temps un recul de 12,71 % (108 654 unités). Côté énergies, depuis maintenant plusieurs mois, ce sont les motorisations alternatives qui tirent l’ensemble du marché et, plus particulièrement les 100 % électriques. [Celles-ci progressent de 25,88 %, ndlr]. Dans le même temps, les hybrides ont vu leurs immatriculations augmenter de 10 %. [...] Les temps sont toujours aussi durs pour les motorisations thermiques avec un nouvel effondrement des immatriculations diesel (- 31,55 %) et essence, en repli de 9,52 % ».

Selon les données de l'Arval Mobility Observatory, la part de marché des différentes énergies dans les ventes flottes est désormais la suivante :

  • 52,05 % Diesel 
  • 21,22 % Essence 
  • 18,9 % Hybrides (HEV + PHEV) 
  • 6,13 % Électrique 

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