Le plan de relance de l'OTRE après l'épidémie de Covid-19

Fabio CROCCO

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Le plan de relance de l'OTRE après l'épidémie de Covid-19

Le plan de relance de l'OTRE après l'épidémie de Covid-19

Fin avril, l’OTRE publiait son plan de relance du secteur du transport routier. Retour sur ce plan de survie des 40 000 entreprises que la crise a touchées et continuera de toucher durablement.

Dans un document de 30 pages, l’OTRE a établi son plan de « survie » pour les entreprises de toutes tailles du transport routier (700 000 emplois et 40 000 entreprises). Un plan de relance mêlant mesures urgentes et structurantes alors que les chefs d’entreprise estiment avoir perdu 50 à 60 % de leur chiffre d’affaires au cours des semaines de confinement. Ces pertes se cumulent à celles liées à dix-huit mois de tension sociale et à un manque de rentabilité depuis vingt ans en raison de l’élargissement de l’Union européenne.

Au programme du plan de relance figurent une trentaine de propositions. Elles portent notamment sur des mesures financières (décalage des échéances d’emprunt et des contrats de location longue durée des véhicules, réaménagement des contrats d’entretien au prorata de l’usage, remboursement de la TICPE au trimestre, respect des délais de paiement, suppression des charges salariales…), mais demandent aussi la reconnaissance réglementaire du secteur comme étant de première nécessité.

Le plan tient aussi en cinq points clés :
1. Protéger le transport routier, qui subit la concurrence étrangère par la suspension du cabotage.
2. Sauvegarder les compétences et les outils avec le dispositif d’activité partielle.
3. Développer une norme ou un label sanitaire propre au transport français.
4. Relancer la consommation en abaissant provisoirement le taux de TVA à 5,5 % pour les secteurs de première nécessité.
5. Soutenir l’investissement des entreprises dans la formation et le renouvellement des outils dans l’objectif de la transition énergétique.

« L’impact de cette crise conjoncturelle est colossal pour notre secteur. La reprise sera lente et progressive. La surcapacité sera durable avec des conséquences sur les prix, au niveau national comme européen. Ces prix pèseront sur les modèles économiques de la filière. Cela signifie clairement que les entreprises vont devoir conserver une partie de leurs véhicules sur parc. Il va falloir accompagner la reprise progressive de l’activité en maintenant en vie l’outil dans la perspective éloignée d’un retour à la pleine activité. Aussi, le Gouvernement aura un rôle majeur à jouer pour soutenir notre secteur. D’abord en prolongeant et en repensant l’activité partielle des salariés, ensuite en étendant la notion à “ l’activité partielle des moyens ” afin que le matériel non utilisé n’affecte ni le coût d’exploitation ni la trésorerie des entreprises », explique l’organisation syndicale.

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