Le Plan hydrogène décrypté par la Feda

Alexandre Guillet

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Le Plan hydrogène décrypté par la Feda

Le 8 septembre 2020, les détails du Plan hydrogène ont été dévoilés par le gouvernement qui lui attribue une enveloppe budgétaire de 7,2 milliards d’euros d’ici 2030. La Feda souligne que le défi proposé est complexe à relever et qu’il doit aussi se doter d’une dimension européenne.

Le 8 septembre 2020, le gouvernement a donc donné des précisions sur la stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné. Par hydrogène décarboné, ou « vert », on entend sa production par électrolyse de l’eau, en utilisant de l’énergie renouvelable ou nucléaire. Rien à voir avec l’hydrogène « gris », produit avec un vaste recours aux énergies fossiles (charbon et gaz), et donc moins vertueux au plan environnemental.

Création d’emplois

Dès lors, parmi les objectifs du plan, on trouve la volonté de faire passer la France d’une production à 94 % d’origine fossile à une production décarbonée. « Actuellement, l’hydrogène est couramment utilisé dans l’industrie pétrolière (raffinage) et chimique (production d’engrais) pour une consommation française totale de 900 000 de tonnes de CO2 par an », précise la Feda dans une note de synthèse. Il faut désormais s’atteler à « créer une capacité de production d’hydrogène décarboné de 6,5 gigawatts par an, afin de produire annuellement 600 000 tonnes d’hydrogène à partir d’électricité décarbonée d’origine renouvelable ou nucléaire ». Cela doit s’accompagner de la création de 50 000 à 150 000 emplois et d’une économie globale de 6 millions de tonnes d’émissions de CO2 par an. Le plan peut s’appuyer sur un budget de 7,2 milliards d’euros d’ici 2030 et il convient de préciser qu’il ne part pas d’une feuille blanche et que plusieurs programmes de recherche et de tests ont été mis en œuvre depuis deux ans.

Vers un Airbus de l’hydrogène ?

Cependant, la réussite de ce plan passe par la résolution de plusieurs problèmes. Tout d’abord, au niveau économique, la production d’hydrogène « vert » n’est pour l’heure pas compétitive par rapport à d’autres solutions. Il faudra aussi trouver la bonne synchronisation entre développement de véhicules à PAC et de véhicules dotés de batteries électriques. En outre, la Feda souligne qu’il ne faut pas reproduire certaines erreurs commises avec la stimulation du marché des panneaux solaires par exemple. Face à une concurrence mondiale très âpre, la France gagnera vraisemblablement à promouvoir une filière hydrogène à l’échelle européenne, en lien étroit avec l’Allemagne. Pas simple…

Hydrogène vert et matière grise

La Feda rappelle enfin les trois priorités de la stratégie. Primo, « décarboner l’industrie en faisant émerger une filière française de l’électrolyse (pour 54 % du budget d’ici 2023 soit 1,8 milliard d’euros) ». Secundo, « développer une mobilité lourde à hydrogène décarboné (pour 27 % du budget d’ici 2023 soit 1 milliard d’euros) ». Tertio, « soutenir la recherche, l’innovation et le développement de compétences pour favoriser les usages de demain (pour 19 % du budget d’ici 2023) ».

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Le volet des infrastructures est capital pour le développement d’une filière hydrogène efficace.

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