
© Polestar
Comme annoncé au début de l’été, Polestar lance aujourd'hui le Polestar 4 SUV, une nouvelle déclinaison du coupé 4 qui avait notamment dérouté les clients faute de lunette arrière. Le Polestar 4 SUV revient à choses plus classiques et bénéficie d’une grande autonomie qui peut aller jusqu’à 630 km. Le prix est raisonnable et on sait de surcroît que la marque du groupe Geely consent des remises généreuses depuis qu’elle subit les droits de douane.
Depuis le 2 septembre 2026, le Polestar 4 SUV est ouvert à la commande. Si la marque le positionne sur le segment des SUV compacts, force est de reconnaître que cette variation du Coupé 4 n’est pas totalement un SUV. Cependant, il remplit sa mission en offrant plus de polyvalence, une capacité de chargement digne de ce nom et une…lunette arrière ! L’absence de lunette arrière, ce détail qui avait décontenancé bien des prospects, même si le système de vision numérique fonctionnait. Polestar a fait un choix, que l’Evoque n’avait pas fait, alors qu’elle fut initialement décriée pour sa lunette qualifiée de meurtrière…on connait la success-story qui a suivi.
Un Polestar 4 SUV plus « mainstream »
« Polestar 4 SUV renforce notre présence sur l'un des segments les plus stratégiques de l'industrie automobile. Il reste fidèle au design, à la technologie et à l'expérience de conduite qui caractérisent Polestar. La production a démarré à Busan, en Corée du Sud, et les premiers véhicules sont déjà en route vers nos clients », indique Michael Lohscheller, CEO de Polestar. Le Polestar 4 SUV reprend le design épuré et minimaliste du Coupé 4 ansi que la plateforme SEA.
Le Polestar 4 SUV est disponible avec deux motorisations électriques. D’une part, la version Dual motor à transmission intégrale qui développe 544 ch (400 kW) et 686 Nm de couple, permettant d'abattre le 0 à 100 km/h en seulement 3,9 secondes et d'offrir jusqu'à 600 km d'autonomie WLTP. Et d’autre part, la version Rear motor propulsion qui délivre 272 ch (200 kW) et 343 Nm de couple, avec une autonomie pouvant atteindre 630 km WLTP et un 0 à 100 km/h réalisé en 7,3 secondes. Pour les amateurs de sport, signalons qu’un pack Performance est disponible (freinage Brembo, pneus Pirelli, etc.).
Le Polestar 4 SUV est proposé à partir de 56 800 euros TTC pour les versions Rear motor et à partir de 64 800 euros TTC pour les versions Dual motor. Avec le pack Performance, le modèle s’affiche à partir de 74 500 euros TTC. Tous les Polestar 4 SUV sont fabriqués à Busan, en Corée du Sud, où la production a débuté au deuxième trimestre 2026. Les premières livraisons aux clients sont donc prévues au quatrième trimestre 2026.
Alors que Polestar doit accélérer sa pénétration sur le marché européen, la marque positionnée sur le segment premium électrique élargit son portefeuille de modèles (Polestar 2, 3 et 4, en attendant l’arrivée de la Polestar 5, prévue pour la seconde moitié de 2026). Cette offensive produit s’inscrit dans une dynamique commerciale contrastée : si l’Europe représente aujourd’hui le cœur de ses ventes mondiales (avec des volumes encore modestes certes), la France demeure un marché encore embryonnaire.
Une stratégie « All about Europe » à concrétiser…
La Polestar 2, berline surélevée concurrente directe de la Tesla Model 3, reste le pilier commercial de la marque. Elle est épaulée depuis 2024 par le grand SUV Polestar 3, dont l’autonomie peut dépasser les 700 km WLTP, et par le SUV coupé Polestar 4, devenu le modèle le plus diffusé au niveau mondial en 2025. L’arrivée de la Polestar 5, berline électrique haut de gamme, doit permettre à la marque de renforcer son positionnement face aux constructeurs premium européens.
Cette montée en puissance s’accompagne d’une progression notable des volumes. En 2025, Polestar a écoulé plus de 60000 véhicules dans le monde, sa meilleure performance annuelle. La tendance s’est confirmée en 2026 : le premier trimestre a atteint 13126 livraisons (+7%), et le premier semestre a franchi le seuil des 30000 unités, un record. L’Europe concentre désormais près de 78% des ventes mondiales, portée par des marchés matures comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suède ou la péninsule Ibérique. Le réseau commercial suit la même trajectoire, avec 235 points de vente en 2026, dont 60% situés en Europe.
Oublier des débuts contrariés en France
La France, en revanche, reste un terrain commercial plus difficile. Arrivée tardivement, on se souvient du bras de fer à propos des chevrons, la marque ne dispose encore que d’un réseau limité (une douzaine d’agents à date) et souffre de l’absence de bonus écologique. Résultat : les immatriculations demeurent confidentielles, avec seulement 149 unités au premier trimestre 2026. Pour stimuler la demande, Polestar a engagé une politique tarifaire agressive, appliquant des remises pouvant dépasser 10 000 euros sur certains modèles. Malgré ces obstacles, la France est considérée comme un marché stratégique dans la feuille de route européenne du constructeur.
D’une manière générale, l’élargissement de la gamme, l’extension du réseau et la montée en puissance de la Polestar 5 devraient permettre à la marque de gagner en visibilité et de s’installer sur un segment premium électrique en pleine recomposition.







