Les aides à la conduite électroniques excluent certaines peintures

Fabio CROCCO
Les aides à la conduite électroniques excluent certaines peintures

Les couleurs et les méthodes de réparation en carrosserie influent sur la précision des radars et lidars installés sur les véhicules.

Les peintures et leur composition ne sont pas totalement neutres vis-à-vis des radars et des lidars, capteurs de références utilisés dans les aides à la conduite les plus avancées.

En quoi les peintures automobiles peuvent perturber le fonctionnement des aides électroniques à la conduite ? C’est sur cette question que se sont penchés nos confrères du média technique Auto-innovations.com en se basant sur les propos de BASF.

Il ressort que les aides les plus sophistiquées fonctionnent avec des radars et des lidars qui peuvent être incompatibles avec certaines peintures. Pour rappel, ces capteurs, qui mesurent vitesses, distances et positions, fonctionnent à base d’ondes électromagnétiques ou lumineuses dans le spectre invisible.

Au sujet des radars, il s’avère que certains apprêts et bases perturbent le signal de ce type de capteur placé derrière une pièce de la carrosserie peinte. Une partie de l’onde émise (mais aussi reçue en retour) peut-être absorbée par la peinture et ne pas être transmise. Résultat : les mesures sont faussées. L’erreur de mesure peut-être plus ou moins importante selon la couleur et le type de la peinture. BASF a démontré, par exemple, qu’une peinture noire affaiblie moins le signal qu’une peinture blanche. Les peintures métallisées étant les plus perturbatrices. Les constructeurs utilisent donc des peintures spéciales pour éviter cet écueil dans l’utilisation des radars.

Concernant les lidars, encore peu courants, la problématique est plus complexe à maîtriser car c’est la peinture des véhicules qui est dans le champ de mesure du capteur qui pose problème. Comme l’explique Auto-innovations.com, les couleurs sombres sont formulées avec du noir de carbone qui absorbe une partie des impulsions lumineuses du lidar, celles proches de l’infrarouge. La seule solution consiste à concevoir des bases de peinture exemptes de noir de carbone ou d’appliquer un apprêt réfléchissant correctement les infrarouges.

Les peintures métallisées peuvent aussi poser problème avec des paillettes qui ont le même effet qu’une boule à facettes : les rayons du lidar sont réfléchis de manière totalement diffuse et trompe la mesure. Le travail de BASF est de mettre au point des peintures qui réfléchissent au mieux le signal des lidars et cela peu importe l’angle de la surface réfléchissante. Pas si simple.

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